WHEN PIGEONS CRY ? GOUVERNANCE SOCIALISTE DE L’AGGLO : TERRE D’ANGOISSE

AGGLO
Souvenirs , souvenirs!!!  Une équipe de choc  pour la nouvelle Agglo !!

Sous ce titre la première et la troisième circonscription des « Républicains »  (fédération de l’Aude) ont remis à la presse locale le communiqué suivant paru ce jour.

Ci dessous le texte dans son intégralité.

Le 15 avril 2016, lors du vote du budget de Carcassonne Agglo, on ne peut s’empêcher de se remémorer cette citation de Winston Churchill : « Christophe Colomb était le premier socialiste : il ne savait pas où il allait, il ignorait où il se trouvait et faisait tout ça aux frais des autres. »

Apparemment, selon un article paru dans la presse locale, il y a quelques semaines, le Conseil Départemental de l’Aude ne « connait pas la crise ». Malheureusement, il n’en va pas de même pour son protectorat, Carcassonne Agglo. L’Etablissement Public de Coopération Intercommunale (EPCI) a présenté un budget dont le précaire équilibre n’est assuré que par l’augmentation de la fiscalité des contribuables des 73 communes de ce territoire

Cette « terre d’audace » comme le précise son logo devient véritablement pour tous une « terre d’angoisse ».

°Angoisse pour les contribuables des communes qu’elle englobe puisque sur les prochaines feuilles d’imposition (taxe d’habitation, impôt foncier sur les propriétés bâties et non bâties), à la colonne communauté d’agglomération, ils constateront une hausse qui s’ajoutera à la hausse légale décidée par l’Etat de l’assiette fiscale (base). Avec un pouvoir d’achat triste comme un jour sans pain, des perspectives d’emploi en deuil et une politique nationale sinistre, cette action locale pourrait être ce que l’on appelle le coup de grâce.

°Angoisse pour l’avenir des finances de l’agglo car il faut savoir que par cette hausse on réalise un équilibre du budget (précaire) après avoir outremangé l’excédent des années précédentes. Quand on ne dispose plus de marge de manœuvre, il ne reste plus qu’à devenir punk : no future.

°Angoisse parce qu’il n’y a plus de liberté dans les projets et les ambitions pour la population de ce territoire. Cet EPCI, parce qu’il n’a jamais été véritablement géré et ne le sera pas plus demain, nous imposera encore des augmentations de ce type. A traiter la gangrène avec de l’aspirine, on finit par y laisser un bras.

Dans le passé, cette structure de 23 communes est passée à 73 communes (dernier élargissement en 2013) avec une seule priorité, celle de confisquer le pouvoir à la ville de Carcassonne et de faire reposer la gouvernance sur une majorité de maires de petites communes jugés plus manipulables. Dans les faits, cette démarche, mal préparée et mal accompagnée, a coûté cher à tout le monde, soulève le mécontentement et obère l’avenir.

Il n’y a jamais eu de véritable projet de mutualisation parce que, pour bien gouverner, il faut de l’imagination pour sortir des sentiers battus, du courage pour s’attaquer aux prés carrés de certains et aux caprices d’autres. Les services n’ont fait qu’empiler des compétences, du personnel et des coûts. Comme si additionner des approximations permettait de trouver la lucidité.

En matière d’investissement, il est utile de rappeler quelques épisodes significatifs dans l’historique financier de l’agglo :

2010 : achat de la Roseraie 2,5 millions d’euros au bailleur social Habitat Audois (qui avait reçu ce bâtiment pour le franc symbolique de la part de la mairie de Carcassonne à condition d’y faire des logements sociaux) pour y faire finalement… rien.

2012 : achat de terrains à EDF plus de 550.000 euros, bien au-delà du prix préconisé par le service des Domaines (terrains à dépolluer et en zone inondable). On devait y poser le navire amiral de la culture et finalement on y fait… rien ou peut-être un parking.

2013 : achat du domaine des Rougeats, derrière le barrage du lac de la Cavayère pour faire une réserve foncière  750 000 euros. Pour y faire… rien.

2013 : transfert du projet de la piscine du Minervois. Environ 15 millions d’euros, c’est cher payé compte tenu de ses caractéristiques surtout quand on a oublié de prévoir les couts de fonctionnement. Du coup, l’Agglo vote chaque année une subvention d’équilibre de 400.000 euros….

es exemples, parmi tant d’autres, constituent les faits les plus marquants de cette gestion inconsidérée et anarchique.

Si, à cela, vous y rajoutez la gestion du quotidien et quelques détails, vous comprenez que demain n’est pas la priorité. Le seul impératif est de garder le pouvoir et les privilèges. Comment voulez vous être rassuré quand on constate que le pilote de l’administration (le nouveau DGS venu de l’Agglo de Narbonne), celui qui doit ficeler les projets, mettre les troupes en ordre de bataille et entreprendre une démarche qualité est juste venu finir sa carrière dignement en obtenant un avancement de grade dès son arrivée et, parce qu’il est aussi maire dans sa vraie vie, sera appelé à devenir Président du Centre de Gestion de l’Aude. Entre les petits arrangements entre amis et l’insoutenable légèreté de l’élu socialiste audois, ce road movie relate l’histoire de l’autoroute de l’enfer public.

Le publi-reportage publié par la dépêche du midi et commandé par l’agglo titre  » 2016 Cap sur l’essentiel ». On y balaie d’un revers de main toutes les remarques, les interrogations et les inquiétudes légitimes des contribuables audois. Démarche inutile de la part de cette institution dont le Président admettait, il y a peu, que l’Agglo avait une communication défaillante. Ce publi-reportage le prouve si besoin était. Pourtant, avec un Cabinet qui vient du staff politique du Conseil Départemental et des élus formatés par cette même collectivité, on aurait pu croire que la formation et l’information allait être maîtrisée tant il est vrai que les aigles (et aiglons) de l’état major socialiste sont experts en sophisme.(1)

On se demande comment le peuple peut admettre tout cela. On peut dire volontiers, en clin d’œil à Bertolt Brecht, que si le parti socialiste et le peuple ne sont pas d’accord, il n’y aura qu’à dissoudre le peuple. »

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