VALLS SOUTIENT LE BÉBÉ-HOLLANDE MACRON

bebe macron

L’engagement de l’ancien premier ministre socialiste de Hollande, Manuel Valls, confirme le soutien que les socialistes «réformistes», comme Jean Yves Le Drian, sont en train d’apporter progressivement à la candidature d’Emmanuel Macron à l’élection présidentielle de 2017.

Valls va être suivi par ses partisans politiques, de manière explicite ou non.

Tous vont apporter leur soutien à Macron dans les jours qui viennent.

Ce soutien ne vaut pas forcément ralliement dans la mesure où Manuel Valls ne fera pas partie de l’équipe de campagne de Macron, mais cela signifie dès à présent que Valls fera partie de la majorité présidentielle en cas de victoire de Macron et qu’il sera probablement le leader de l’opposition en cas d’échec.

Valls mise sur la victoire de Macron. Il ne veut pas s’enfermer avec un candidat PS, Benoît Hamon, qui n’a pas su rassembler à gauche en restant sur le programme de la primaire. Il choisit le candidat socialiste Macron qui, d’après les enquêtes d’opinion, va battre le socialiste Hamon.

Les critiques de Hamon et de ces soutiens n’ont plus d’importance pour Valls dans la mesure où il a définitivement rompu avec eux.

La primaire ouverte, comme mode de désignation des candidats, apparaît désormais comme une procédure à effet négatif à droite comme à gauche.

Macron accueille ces soutiens avec une réserve apparente devant les journalistes. Il affirme qu’il ne leur doit rien et qu’ils risquent de plus faire fuir des électeurs qu’ils ne lui en apportent.

En réalité, Macron ne peut pas se passer de ces soutiens pour espérer gagner, puis gouverner.

On ne peut que dénoncer les déclarations de Macron selon lesquelles il conserve son programme (très flou !) et son indépendance par rapport à ses soutiens socialistes.

Il est déjà entouré d’une équipe de campagne composée de socialistes et de gens de gauche.

Sa candidature a été parrainée en très grande majorité par des élus engagés à gauche. S’il est élu président, Macron devra réunir une majorité parlementaire.

Il est peu probable que les candidats d’ «EN MARCHE !» puissent constituer une majorité à l’Assemblée. Il devra négocier avec les partis et groupes parlementaires décidés à le soutenir en acceptant leurs conditions.

Et Manuel Valls se trouvera très probablement à la tête d’un groupe parlementaire réunissant ses amis. Cela devrait être le plus important groupe soutenant le nouveau président «progressiste» de la République.

L’environnement (Valls, Le Drian, etc.) et le programme de Macron classe ce candidat dans la continuité du quinquennat Hollande dont on connaît le bilan négatif. Même s’il le souhaitait, ce qui reste à prouver, il ne peut pas s’extraire de cette filiation et de cette continuité politique.

«Macron : Bébé Hollande» est légitimé à nouveau par les faits.

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