UN PAYS BLOQUE ET DES SENATEURS QUI DEBLOQUENT

Le gouvernement, s’appuyant sur l’article 44-3 de la Constitution et sur le règlement intérieur du Sénat, a demandé à la Haute Chambre de voter le texte de loi sur les retraites selon la procédure du « vote unique », ceci afin de mettre fin à l’obstruction systématique des sénateurs de gauche.

Après six mois de discussion avec les partenaires sociaux, 60 heures de débats à l’Assemblée, 120 heures au sénat, l’examen de 1000 amendements destinés à repousser le moment du vote, il était grand temps de mettre un terme à la paralysie délibérée mise en place par la gauche.

Aussitôt, les sénateurs de gauche, se sont répandus dans les médias télévisés pour hurler « au passage en force! ».

Dans l’heure qui a suivi, les députés de gauche, le porte parole du PS, les responsables syndicaux et les (ir) responsables lycéens ont repris, mot pour mot, les vociférations des sénateurs.

Tous ces beaux parleurs ont évidement omis volontairement de dire que la procédure est constitutionnelle, démocratique, et que lorsque la gauche était au pouvoir elle a pratiqué le « vote unique » à 30 reprises! Leur manœuvre, pitoyable, consiste, en utilisant l’expression coup de force, à accréditer l’idée dans l’opinion publique que la droite est brutale, despotique, et anti sociale.

Ceci pour la forme. Sur le fond, les sénateurs,continuent à cautionner le blocage du pays, ne se rendant même pas compte que l’épreuve de force, inutile et qui se terminera tôt où tard, aura alourdi les finances publiques et mis dans le rouge, souvent de façon irrémédiable, les comptes d’exploitation de nombreuses entreprises!

J’écrivais récemment dans ce blog que l’opinion publique ne tarderait pas à se retourner, lassée d’avoir à subir une pénurie inadmissible en produits pétroliers. Selon un sondage, non encore publié au moment où j’écris ces lignes, mais dont j’ai eu connaissance, une majorité de Français désapprouve la violence des casseurs, le blocage des raffineries, et souhaite que le gouvernement prenne toutes les dispositions nécessaires et adéquates pour rétablir l’ordre.

La galère quotidienne de millions de Français « silencieux » (dans les transports en commun, aériens, SNCF, RATP) la pénurie de carburants, les ordures ménagères qui s’accumulent par millions de tonnes dans les grandes villes, atteint un seuil inacceptable.

Les syndicats commencent à percevoir ce retournement, d’où le ton plus modéré du communiqué commun appelant à la mobilisation et à la grève pour le 6 novembre.. Ce sera sans doute la dernière journée de manif, la loi ayant été votée. Restera alors à chiffrer les dégâts considérables engendrés par tous ces désordres, et nul doute que l’addition sera salée.

L’histoire retiendra que les syndicalistes et la gauche auront largement contribué à creuser les déficits, que nos impôts devront combler! Il faudra s’en souvenir en 2012, et ne pas succomber aux chants mélodieux mais assassins des sirènes gauchistes.