REVUE DE PRESSE DU 7 JUIN 2016

L’heure est à la remobilisation générale des troupes au parti Les Républicains./Photo DDM, Didier Donnat

150 personnes se sont retrouvées à l’invitation de Pierre Castel, délégué du parti Les Républicains pour la 3e circonscription à Limoux, qui présentera une candidate aux législatives.

«Il y a un an, il n’y aurait pas eu vingt personnes», constate un brin fataliste Pierre Bac, chef de file de l’opposition au conseil municipal, agréablement surpris par la mobilisation des militants, dimanche, à La Bichonnière, autour d’un repas au menu électoral plutôt charpenté, avec en perspective les prochaines consultations présidentielles et législatives de 2017.

Deux rendez-vous qui pour être essentiels dans la distribution des rôles au plan national en appellent d’autres, aux enjeux plus locaux ceux-là, dans un secteur de la 3e circonscription au paysage politique inchangé depuis des années et sur lequel plane le mystère de la représentation du député, maire de Limoux, élu régulièrement depuis trente ans. L’implantation du Parti socialiste demeure incontestable autour «de Jean-Paul», ainsi que le souligne avec familiarité Pierre Castel, patron de la 3e circonscription pour Les Républicains depuis le début de l’année. Mais le silence relatif à la décision du parlementaire contraint de choisir entre le Parlement et la mairie de Limoux en vertu du non-cumul des mandats entretient le suspense, encourageant les spéculations les plus hasardeuses sur les difficultés de transmission d’un héritage liées à la fin d’un cycle de vie politique, libérant des ambitions longtemps réprimées…

Pour l’heure, si «le mouvement reprend du souffle», constate Pierre Castel, rejoint dimanche à Limoux par Isabelle Chésa et Michel Py, la mobilisation souhaite pouvoir se traduire par une campagne d’adhésion auprès des jeunes, invités à rejoindre les 400 militants encartés. À une remobilisation générale des troupes. Dans l’éventualité où Jean-Paul Dupré, qui ne donnera sa décision qu’à la fin de l’été, laisserait la course à la députation au président du conseil général André Viola, le candidat du Parti socialiste trouvera face à lui une candidate, selon le souhait de Paris. Une candidate qui reste bien entendu à désigner et sans doute aussi à trouver. «Les dégâts provoqués par le passage d’Emmanuel Bresson», ainsi que le dit Pierre Castel, semblent appartenir au passé.

La Dépêche du Midi

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