REVUE DE PRESSE DU 21et du 22 AVRIL 2016

Publié par la dépêche du midi le 21 avril 2016

MR ICHE ME DOIT TOUS LES POSTES QU’IL OCCUPE (J C PEREZ)

Alors que j’étais maire de Carcassonne, Daniel Iché aurait mangé dans la gamelle d’Eliot (mon chien) pour m’être agréable…» Dix-neuf mots, pas un de plus. Pour Jean-Claude Pérez, Daniel Iché a franchi toutes les limites en estimant que le député (voir notre édition d’hier) était «en fin de règne». Larvé hier, le conflit entre les deux hommes éclate aujourd’hui au grand jour. Les prémices sont apparues vendredi, lorsque Jean-Claude Pérez a refusé de voter la hausse des taux d’imposition proposée par Carcassonne Agglo. Daniel Iché s’en était ému, regrettant que l’ancien maire de Carcassonne puisse «s’allier avec la droite et le FN» (qui ont voté contre la hausse des taux, NDLR) pour s’opposer à la politique budgétaire de la collectivité. La réponse n’a pas tardé. Elle est cinglante. «M. Iché est incroyable, tous les postes qu’il occupe actuellement, il me les doit», tonne Jean-Claude Pérez. Il y a deux ans, lors de la campagne des municipales, les deux hommes avaient fait cause commune. Non sans difficulté d’ailleurs. Le maire sortant, qui au demeurant avait littéralement loupé sa campagne face à une droite divisée au premier tour, avait envisagé de nommer Michel Molhérat comme directeur de campagne. Selon Jean-Claude Pérez, Daniel Iché aurait fait des «caprices». On connaît la suite. Enfin presque. Alors que le poste de délégué communautaire de l’opposition au sein de Carcassonne Agglo était promis à Dominique Bellion, c’est encore Daniel Iché qui a raflé la mise. «Je n’ai aucune leçon de socialisme et d’éthique à recevoir et surtout pas venant de monsieur Daniel Iché», s’époumone le député qui au passage note le grand écart de ses anciens amis. «Tamara Rivel a voté le budget du conseil départemental, où les taux d’imposition sont restés stables».

Vendredi, les deux élus carcassonnais ont fait le choix d’une une hausse des taux au sein de l’agglomération. Ce qui fait dire à Jean-Claude Pérez que «la gauche audoise est contre l’augmentation des impôts locaux». Mais quelle gauche ?

(B H)

 

Publié le 21/04/2016 à 03:47, Mis à jour le 21/04/2016 à 07:48

LE PS EN DESORDRE AU SEIN DE L’AGGLO

Politique – Carcassonne agglo

PHOTO ROGER GARCIA CP DE JEAN CLAUDE PEREZ POUR LES PROJETS DE SON PROGRAMME DES ELECTIONS MUNICIPALES DE CARCASSONNE AVEC DANIEL ICHE
PHOTO ROGER GARCIA CP DE JEAN CLAUDE PEREZ POUR LES PROJETS DE SON PROGRAMME DES ELECTIONS MUNICIPALES DE CARCASSONNE AVEC DANIEL ICHE

Le vote du budget 2016 de Carcassonne Agglo a ravivé de singulières tensions au sein du PS audois . Dans les petites communes, les choix de l’agglo, dictés par des considérations électorales, commencent à lasser. Ambiance.

L’adoption chaotique du budget primitif de Carcassonne agglo vendredi dernier, a (r)ouvert de vilaines plaies au sein du PS. Retour sur ce psychodrame.

Épisode 1. Durant les jours qui ont précédé cette réunion, Régis Banquet, le président de Carcassonne Agglo, a fait le tour des popotes. Au cours de ces différents conseils de territoire, le maire d’Alzonne va sonder les cœurs et les âmes, car il s’agit de convaincre les élus de voter une hausse de la fiscalité. Pas vraiment populaire par les temps qui courent. Par obéissance politique, certains ont choisi de soutenir ce choix politique. D’autres digèrent assez mal et ils vont le faire savoir.

Épisode 2. La semaine dernière, a quatre jours du conseil communautaire, La Dépêche du Midi, révèle que la hausse des taux des taxes est d’importance (+15 % pour la taxe d’habitation et le foncier non-bâti et +184 % pour le foncier bâti). ça tousse !

«Quand Banquet est venu nous voir, raconte un maire, il a parlé d’une hausse de la fiscalité, mais jamais dans de telles proportions. Il en aurait fallu en débattre avant mais tout avait été ficelé».

Épisode 3. À la lecture de la presse, Régis Banquet s’étouffe et annule sans raison la conférence de presse qu’il devait tenir le matin même de la réunion du conseil d’agglomération.

Épisode 4. En conseil d’agglo, les langues se délient ou pas. Sur les 122 délégués, une trentaine a choisi de ne pas siéger. Commentaire d’un élu : «C’est la preuve que certains d’entre nous ne voulaient pas participer à ce vote. D’ailleurs, il aurait fallu décider de la hausse des taux ou non, à bulletins secrets. Cela aurait sûrement changé la donne. Reste que l’on a vu que certains de nos collègues étaient en service commandé. Ils étaient sous pression politique». Au final, Régis Banquet reconnaît avoir péché par manque de communication. Un mea culpa qui ne gomme toutefois pas les difficultés financières qui attendent l’agglomération dans les mois qui viennent.

Épisode 5. Pour plusieurs «petits» maires, l’agglo a pris trop de compétences à la fois. «Ils vont trop vite, se plaint un élu du Val de Dagne». Au-delà de la compétence eau et assainissement, c’est la gestion du CIAS (centre intercommunal d’action sociale) qui focalise les commentaires. «Le CIAS est tenu par Iché et Rivel et ils ont la mainmise sur les embauches, balance un élu. On comprend mieux leur empressement à nous retirer cette compétence».

Épisode 6. Le député Jean-Claude Pérez fait parler la poudre en votant contre la hausse des taux. Colère de Daniel Iché, le président du CIAS et homme fort de l’agglo avec un budget de plus de 18 M€. «Ils sont focalisés sur le social, estime un autre élu. En plus d’être cocu, nous payons la chambre» rajoute-t-il regrettant que les communes n’aient plus leur mot à dire.

Épisode 7. Au PS, l’heure des comptes a sonné. L’attaque est frontale «Pérez est en fin de règne, son destin lui échappe et il utilise tous les moyens pour tenter de survivre, y compris s’allier avec la droite et le FN contre son propre camp». La diatribe est signée de Daniel Iché. Et ce dernier (il fut le directeur de campagne de Pérez lors des municipales de 2014) assume : «Personne en tant qu’élu ne présente une hausse d’impôts avec le sourire. Mais c’est une décision de courage extraordinaire de la part de Régis Banquet et cela va profiter à tout le monde. Les mairies font des économies».

Épisode 8. Il reste à écrire.

Article de BH dépêche du midi

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