RENCONTRE AVEC LES ELUS CONSULAIRES

Lundi à la Chambre de Commerce et jeudi à la Chambre de Métiers j’ai été reçue à ma demande par les Présidents et les Elus des deux chambres consulaires.

Cette démarche s’inscrit dans le cadre d’une campagne de terrain et j’ai été surprise d’être la seule parmi les candidats à avoir fait cette démarche.

Les deux chambres sont les représentantes des entreprises ,forces vives de l’économie locale et il me paraissait normal d’avoir auprès d’elles un dialogue sur la santé ,et les perspectives de l’économie locale , d’envisager avec eux les réformes qui leurs paraissent nécessaires pour conforter et développer les entreprises et l’emploi, mais également de connaitre leur sentiment sur les réformes préconisées par Nicolas SARKOZY.

Je tiens à remercier messieurs les Présidents et les Elus des Chambres de Commerce et de Métiers pour la qualité de leur accueil, et pour la qualité et la densité du débat qui s’est instauré pendant ces rencontres

En annexe le questionnaire de la Chambre de Métiers et les réponses apportées par mes soins.

Service Concerné : Secrétariat Général – Fax. 04.68.11.20.33 Nos Réf. :AS/RF/SBN° Carcassonne,le 6 juin 2007 P.J. : 1 questionnaire

Madame, Monsieur,

Vous vous êtes porté candidat à la haute fonction de député de l’Aude.

Par la présente, et en ma qualité de représentant des intérêts généraux des 6.500 entreprises artisanales du département de l’Aude, je me permets de vous soumettre un questionnaire visant à connaître vos positions sur les évolutions que vous allez promouvoir au niveau de votre secteur d’activité.

Tous les élus et responsables professionnels de l’Artisanat, restent très attentifs à vos réponses qui nous mettrons en ligne sur le site Internet de chaque Chambre de Métiers et de l’Artisanat pour qu’elles soient portées à la connaissance des 920.000 chefs d’entreprises artisanales, des 2 millions 500 personnes qu’ils emploient et des 170.000 jeunes apprentis accueillis dans les Centres de formations d’apprentis.

Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Le Président

André SYLVESTRE

Carcassonne, le 24 mai 2007

QUESTIONNAIRE DESTINE AUX CANDIDATS A LA DEPUTATION

QUESTION-Quel rôle et quelle place donnez-vous aux entreprises artisanales et plus généralement aux très petites entreprises (TPE) dans l’économie, en particulier à l’égard du développement de l’emploi ?

Isabelle CHESA-Dans notre département ces entreprises constituent 90% de son tissu économique; Elles sont à ce jour le vecteur le plus porteur d’emploi, d’innovation, d’adaptabilité, de croissance et jouent un rôle déterminant dans la formation par alternance.

-Q-Selon vous, la loi doit-elle traiter spécifiquement les entreprises artisanales ? (35 heures, souplesse de recrutement, heures supplémentaires…)

-IC-C’est une évidence, les 35 heures en sont un parfait exemple on ne décrète pas le temps de travail dans des structures ou la relations client chef d’entreprise est étroite voire intime. De plus l’adaptabilité et la réactivité sont des atouts commerciaux pour les TPE que l’on ne peut contrarier par un encadrement technocratique. Il faut également avoir présent à l’esprit qu’une TPE et son chef ‘entreprise désire se développer et que ce développement ne doit pas être contrarie par les effets pervers du seuil de 10 salariés (Expérimentation de la suppression des seuils)

-Q-Pour quelles mesures suivantes, favorables à la promotion de la libre entreprise, vous mobiliseriez-vous :

–réduction des obstacles administratifs au développement des TPE,

-IC-C’est inscrit dans le programme de Nicolas SARKOZY l’administration, à l’image de ce qui se pratique dans des pays anglo-saxons doit être un partenaire techniqumaintien du CNE,

–Maintien du CNE

-IC-Pas en l’état, aller vers le contrat de travail unique.

–promotion d’un véritable statut de l’entreprise individuelle,

–réforme de l’assiette des cotisations sociales de solidarité afin que le travail ne supporte plus l’essentiel de ces cotisations.

-IC-Taxer le travail et l’investissement a été la solution de facilité depuis des décennies pour « lever » l’impôt.

Cela veut dire pénaliser la création de richesse et donc le processus de développement. On a parlé un temps de « fiscalisation des charges sociales en les adossant à la valeur ajoutée le sujet est à piocher.

-Q- Comment soutiendriez-vous l’implantation des entreprises artisanales dans les territoires ruraux ?

-IC-Que ce soit en milieu rural ou non une implantation réussie est une implantation qui dure. En milieu rural particulièrement une implantation s’étudie, se réfléchie et se concerte entre les différents partenaires sociaux économiques ( Chambre consulaire, commune, communauté de commune, ou autre partenaire) L’important n’est pas que se soit tel ou tel organisme qui revendique une installation, l’important est que l’intelligence et la pertinence de la concertation rende l’implantation pérenne et rentable

-Q-Quelles mesures fiscales encourageriez-vous pour créer les conditions d’une concurrence équitable entre tous leurs acteurs économiques en zone rurale ?

-IC-Je ne suis pas sur que des mesures fiscales aient déjà permis d’assurer l’équité d’une concurrence.

Mais si je ne perçois pas à l’instant T comment satisfaire à cette proposition, je suis prête à travailler sur le sujet.

-Q-Quelle importance accordez-vous au maintien des activités artisanales au cœur des villes ?

-IC-J’ai peur de dire une banalité en répondant que le cœur de villes, son animation, son activité est un facteur d’équilibre non seulement économique mais également sociologique. C’est la garantie du lien social, le garant de la paix civile en quelque sorte, parce que la proximité liée à la vie du centre ville oblige les gens à communiquer entre eux et à restreindre leur agressivité. Maintenir voire favoriser l’implantation en centre ville c’est maintenir la vie , c’est maintenir les hommes. Dans ce cadre là également la concertation et l’utilisation des compétences respectives des différents acteurs économiques est une nécessité, garante de la réussite et de l’équilibre de toute opération de développement économique. En tant qu’adjointe chargée de l’urbanisme à la Mairie de Carcassonne, je reste très vigilante sur tous les projets concernant le centre ville. Qu’il s’agisse de projets immobiliers ou de projets commerciaux. La présence d’un commerce de centre ville fort et performant est indispensable face à la forte concentration d’enseignes en zones périphériques.

-Q- Pour équilibrer le développement de l’urbanisme commercial, seriez-vous favorable à la représentation des chambres de métiers et de l’artisanat en CDEC nationale ?

-IC-Il ne faut surtout pas confier les choses sérieuses qu’a des fonctionnaires. Comme l’a dit Nicolas SARKOZY on a que beaucoup trop souffert de la pensée unique technocratique. Il me semble que dans ce type de structure il doit y avoir parité entre les représentations socio- professionnelles et les administrations et bien entendu les chambres consulaire doivent avoir toute leur place.

-Q-Etes-vous favorable à une généralisation de l’ouverture des commerces le dimanche ?

-IC-Si je suis favorable à quelque chose en la matière, c’est à la liberté pour un chef d’entreprise d’ouvrir ou de ne pas ouvrir. Vous avez choisi ce mode d’existence parce que vous voulez être des citoyens libres. Sur ce sujet comme dans d’autre il me paraît inutile de légiférer si ce n’est que pour vous laisser la liberté. Il faut aussi que ces possibilités d’ouverture le dimanche n’entraîne pas des déséquilibres supplémentaires avec la grande distribution.

-Q-Etes-vous prêt à encourager la poursuite de la réforme de l’apprentissage, en matière d’orientation des jeunes, de statut des apprentis, d’incitation des entreprises à les former ? Que pensez-vous du parcours de découverte des métiers pour les plus jeunes ?

-IC-Chaque année il y a 160000 élèves qui sortent de l’école sans qualification et où 50% d’entre eux qui rentrent à l’université échouent dès la fin de la deuxième année universitaire. Il faut arrêter ce gâchis humain et financier. Il faut mettre un terme au biais de nos mécanismes d’orientation qui favorisent systématiquement les filières généralistes au détriment des filières professionnelles. Il faut que le partenariat entre parents, écoles, universités et professionnels soit définitivement et durablement enclenché. Toute initiative visant à la découverte des métiers pour les plus jeunes est primordiale et à encourager. Mais cela veut dire aussi que tant que l’on aura besoin d’utiliser ce type de démarche, le travail de fond du changement des mentalités n’aura pas vu son aboutissement. Pour ce qui concerne la taxe d’apprentissage payée par les entreprises la multiplicité des organismes habilités à la percevoir est discutable. Il faut revoir les critères de l’utilisation.

-Q-Quelle est votre position sur le financement, en lien avec les régions, des formations réalisées par les centres de formation des apprentis (CFA) des chambres de métiers et de l’artisanat ?

-IC-Je suis presque étonnée que cette question soit posée tant il est évident que les filières professionnelles doivent avoir accès aux financements régionaux. Je me souviens d’ avoir lors de mon mandat de vice présidente de la région, accompagné Jacques Blanc au CFA de Lézignan pour inaugurer des infrastructures que nous avions financées. La réussite de la formation se mesure à la capacité de celle ci à permettre à l’élève, ou a l’apprenti de trouver un travail. Les formations initiales et par alternances qui sont dispensées au sein des CFA arrivent à corriger partiellement les lacunes de notre Education Nationale, et en plus elles assurent la prise d’emploi dans plus de 80% des cas . En matière d’efficacité c’est un exemple à suivre