MIEUX VAUT TARD QUE JAMAIS

Le 4 septembre dernier, j’écrivais un billet que je n’ai pas publié,intitulé » MENACES SUR LA VILLE », dans lequel j’évoquais la situation difficile de Carcassonne dont trois institutions sont confrontées à des difficultés graves voire menacées pour certaines de disparition. Je parlais de la situation de RYANNAIR, de PILPA et du troisième RPIMA.

Si pour le moment rien n’a bougé pour nos militaires on ne peut en dire autan pour PILPA voir mon article d’aujourd’hui, et pour RYANNAIR qui est sous le coup d’une plainte déposée par … « AIR FRANCE »; Sur ce dernier point, même si la concurrence est rude dans les compagnies d’aviation, il faudra que l’on m’explique pourquoi notre compagnie nationale, qui n’a jamais levé le petit doigt pour aider les aéroports de petite taille comme le notre, viennent emmerdeer une compagnie Européenne, non Française, qui contribue elle à l’essor économique local.

Aujourd’hui quand on est incapable de répondre à la concurrence par des actions commerciales innovantes, on se réfugie sur le terrain juridique…Belle mentalité, aveu d’impuissance. Ça a le mérite de faire travailler les avocats…mais c’est le seul mérite

Si je ne m’abuse l’Etat détient toujours une partie du capital chez « Air France », et il serait de bon ton que sur ce terrain une autorité s’exprime pour les inviter à se mettre un peu en veilleuse.

J’ai décidé, et c’est la première fois que je procède de la sorte, de publier ce billet écrit le 4 septembre dernier.

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« MENACES SUR LA VILLE » (4 septembre 2012)

Le titre de ce film sorti le 7 décembre 1938 Réalisé par Lloyd Bacon avec Humphrey Bogart, dans la plus pure des traditions des films « noirs » américains me pousse à intituler ainsi ce billet.


Notre ville et son économie n’ont jamais été aussi menacées, et jamais l’avenir de Carcassonne n’a été aussi incertain.

En effet l’activité de Ryanair est contrariée par la commission Européenne, la presse en a fait écho récemment, par contre personne ne souffle mot sur la situation précaire du troisième RPIMA, semblant ignorer les décisions prises récemment par le gouvernement visant à réduire considérablement les effectifs militaires pour cause de drastiques économies.

Vous comprendrez pourquoi il est nécessaire de s’émouvoir quand on est Carcassonnais sur ces deux événement car, la présence de Ryanair sur l’aéroport de Carcassonne, et la présence du Trois sur la ville sont des composantes économiques et humaines indispensables à la vie voir à, la survie de Carcassonne et de son bassin d’emploi.

RYANAIR D’ABORD

La compagnie aérienne Ryanair a été fondée par Tony Ryan en 1985 avec le capital d’une livre irlandaise (1,30 €), c’est une compagnie « low cost » basée en Irlande et dont le siège social est à Dublin

C’est la principale compagnie de ce type en Europe. Elle a dépassé 70 millions de passagers transportés en 2010. C’est aussi la 3e principale compagnie aérienne en France, avec plus de 3 millions de passagers transportés.

En 2004, Ryanair a été condamnée par la Commission européenne à rembourser 2,5 millions d’€uros de subventions indûment perçues de la part de l’aéroport de Charleroi

Ces subventions, qui constituent la base de la politique d’implantation de Ryanair dans les aéroports régionaux, ont été requalifiées en « aides d’État » contraires aux règles de la concurrence telles qu’édictées dans l’article 87 du Traité instituant la CE ;

Le phénomène qui touche aujourd’hui Ryanair et Carcassonne n’est donc pas nouveau, et comme il faut être honnête, tous les acteurs économiques présents lors de la venue de la compagnie aérienne sur notre aéroport et ceux d’aujourd’hui savaient et savent très bien que ces pratiques ne sont pas du gout de la commission européennes, et qu’elles tombent sous l’accusation de concurrence déloyale.

En fait, Une compagnie Irlandaise est victime de règles édictées certes par la commission européennes, mais qui sont directement inspirées des règles du commerce à l’Anglo- Saxonne ;

Ces règles œuvres de technocrates distingués, sévissant à Bruxelles et ailleurs, issus d’écoles, cultivant souvent l’irresponsabilité, tant ce qui en sortent sont persuadés d’être les meilleurs « indispensables » au fonctionnement de la société, font peser un véritable péril sur le monde, de par leur irrationnel et virtuel mode de pensé.


Ces règles de libre concurrence et de non intervention des Etas et des collectivités dans l’activité des entreprises, et généralement dans l’économie, aboutissent à l’établissement de pratique de concurrence qui se font alors au couteau, et qui ont débouchés de fil en aiguilles à l’instauration d’un système économique qui s’appelle « la mondialisation » dont j’ai dénoncé à plusieurs reprises les effets négatifs et la perversité.

D’ailleurs je rappelle au passage que la fermeture de PILPA, dont les propriétaires sont des Anglais, illustre l’existence de telles pratiques.

Il faut donc avoir le courage de dire à la commission Européenne qu’elle nous casse les pieds, et ce d’autan que l’on demande de plus en plus aux politiques d’agir sur l’économie et l’emploi, alors qu’ils détiennent de moins en moins de levier pour être efficace.

Il faut avoir le courage de passer outre, ces contraintes, et il faut surtout s’activer pour faire avancer les dossiers et sauvegarder ce qui a été chèrement acquis.

TROISIEME RPIMA

Si le problème du trois se pose en termes différents, le résultat de sa disparition sera aussi catastrophique.

Le Gouvernement a décidé récemment de réduire et de redéployer les effectifs militaires, pour réaliser des économies substantielles sur les futurs budgets, considérant l’armée dans sa configuration actuelle comme coutant trop cher au pays.

Par parenthèses les 60000 agents recrutés pour aller grossir le nombre déjà pléthorique des fonctionnaires de l’éducation Nationale, sera une dépense rentable pour la Gauche car elle lui assurera un nombre d’électeurs plus intéressant. Par contre pour les finances publiques, la rentabilité semble plus contestable.


Le troisième régiment d’infanterie de Marine est donc aujourd’hui menacé pour plusieurs raisons :

C’est un régiment de parachutiste, et dans le lobbying militaire qui se pratique allègrement au niveau ministériel les paras sont jalousés, car ils sont mieux payés que les autres, ils jouissent d’un prestige important auprès de la population, ils sont les premiers a être envoyés sur les différents théâtres d’opérations.

Il faut savoir aussi que le troisième RPIMA traine comme un boulet, le drame qu’il a vécu, et que les carcassonnais ont vécus lors de la journée porte ouverte du 29 juin 2008…

Mais à ce jour le problème ne se pose plus en termes de déménagement du régiment dans une autre ville, il est purement et simplement menacé de dissolution donc de disparition au même titre que le huit stationné à Castres et d’autres sur le territoire .

De toute façon la décision sera in fine, une décision politique, et je ne doute pas, qu’avec une région socialiste, un département socialiste, une mairie socialiste, un député-maire socialiste, et en plus membre de la Commission de la défense nationale et des forces armées à l’assemblée nationale, la décision finale nous soit favorable….

Si par malheur, Pilpa fermait, si Ryanair qui annonce une ligne vers Beauvais était mis à mal, et si le troisième RPIMA disparaissait, qu’adviendrait –il de notre ville, et de ses habitants


Je vous demande de ne pas m’en vouloir, il m’arrive de faire de mauvais rêve.

Mais si ces rêves étaient prémonitoires….

Une réponse sur “MIEUX VAUT TARD QUE JAMAIS”

  1. difficile de lire vos commentaires sur nos institutions carcassonnaises, tout cela est bien triste et notre ville se meurt de jour en jour….

    Souhaitons que puisse être trouvé des solutions a ce triste bilan.

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