LES COMMEMORATIONS DE L’APPEL DU 18 JUIN 1940 A CARCASSONNE

Ce matin au monument de la résistance les autorités civiles et militaires ,le monde combattant, et un nombreux public fidèle aux traditions et respectueux de la mémoire se sont recueillis en ce jour anniversaire de l’appel du 18 juin 1940;

Apres que deux jeunes du CM2 de la classe de PEZENS aient donné lecture du texte de l’appel du 18 Juin, Madame le Préfét et les représentants du Président du Conseil Régional, du Président du Conseil Général et du Député Maire ont déposé leurs gerbes devant la Stèle.

Les participants à cette cérémonie se rendirent ensuite en cortège au portail des jacobins, pour déposer leurs gerbes devant la stèle du général de GAULLE.

Cette stéle errigée en 1995, fut inaugurée par Raymond CHESA, maire de Carcassonne, et par les jeunes RPR mouvement alors présidé par Isabelle CHESA, qui planta le chêne sous lequel se trouve le monument portant l’effigie du Général et le Texte de l’appel du18 Juin 1940.

Quelques heures après les cérémonies officielles ce fut autour de l’UMP locale de se recueuillir au pied de la stèle du général

En cliquant sur « lire la suite » vous trouverez le texte du message de Monsieur Gérard LONGUET ministre de la Défense et des Anciens Combattants, texte dont a donné lecture Madame Anne-Marie CHARVET Préfet de l’Aude.

Message de Gérard LONGUET, Ministre de la défense et des anciens combattants à l’occasion de la journée nationale commémorative de l’appel historique du général de Gaulle à refuser la défaite et à poursuivre le combat contre l’ennemi

Le 18 juin 2011 Nous commémorons ensemble, aujourd’hui, le 71e anniversaire de l’Appel historique du général de Gaulle à poursuivre la lutte contre l’ennemi, lancé de Londres le 18 juin 1940.

Souvenons-nous : ces semaines-là, les Français sont les acteurs ou les témoins impuissants d’une tragédie nationale. L’humiliation militaire s’achève par une défaite écrasante que rien ne laissait prédire et que rien ne semble pouvoir endiguer. En cet instant pathétique, ce 18 juin 1940, la France a perdu la guerre.

Pourtant, ce même jour, au mépris des évidences du moment et avec une fulgurante prémonition, un général inconnu, adresse, depuis Londres, un vibrant message aux Français. Il y refuse le renoncement, il les exhorte à poursuivre la lutte aux côtés des Alliés, il les adjure de ne pas perdre espoir en la victoire.

En quelques phrases à l’écho lointain, le Général de Gaulle entre, ce 18 juin, dans l’Histoire.

En entretenant, aujourd’hui encore, le souvenir de cet Appel, nous ne rendons pas seulement hommage à l’homme qui dit non, au chef de guerre exceptionnel qui incarna l’honneur d’un pays asservi et à l’homme d’Etat qui prit en main le destin de la France. Nous honorons la mémoire de celles et ceux, épris d’idéal, de justice et de liberté, qui, au péril de leur vie, malgré la traque, la répression et la torture, eurent le courage de relever la tête et de poursuivre le combat.

A ces Français, unis dans une même espérance, je veux aujourd’hui rendre l’hommage appuyé qui leur est dû. Français Libres venant de métropole, des départements ou des territoires d’outre-mer et des vastes espaces qui constituaient alors l’Empire, résistants de l’intérieur, de toutes convictions, qui choisirent de mener le combat sur le territoire national, ils ont tous mérité de la patrie.

En cette année des Outre-mer, un hommage tout particulier doit être rendu aux ressortissants de ces terres lointaines qui ont fait le choix de la Résistance.

Malgré l’éloignement de la Mère Patrie ou, peut-être, à cause de cet éloignement qui en faisait les dépositaires isolés d’une cause sacrée, nos compatriotes ultra-marins rejoignirent en masse le camp de la dignité et de l’honneur.

Dès l’été 1940, refusant le joug de Vichy représenté par l’amiral Robert, la dissidence se fait jour et s’enracine aux Antilles. Tandis que certains s’organisent localement en groupes de résistance, tel Aimé Césaire avec la revue Tropiques, plusieurs milliers de jeunes antillais choisissent la voie de l’exil en rejoignant les îles britanniques de la Dominique et de Sainte-Lucie pour participer, au sein des FFL, aux rudes combats contre les forces de l’Axe.

Le 2 septembre 1940, l’Océanie française rejoint la France libre. Le bataillon du Pacifique se couvre alors rapidement de gloire dans la guerre de course qu’il mène dans le désert libyen contre l’Afrikakorps et les troupes italiennes.

L’archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon est libéré de la férule dégradante de Vichy dès décembre 1941, puis c’est au tour de la Martinique, de la Guadeloupe et de la Guyane qui se libèrent par elles-mêmes, en 1943.

Ces événements sont le fait de femmes et d’hommes unis dans un même amour de leur patrie meurtrie et dans un même rejet de la compromission et de l’injustice. Ils furent, en cela, les dignes compagnons de Félix Eboué, grande figure de l’Outre-mer, originaire de Guyane, qui reste, en tant que Gouverneur du Tchad, l’un des premiers à avoir répondu à l’appel du 18 juin. A la hauteur de ce refus de la capitulation, de cet inflexible orgueil national, et cette fière fidélité à nos valeurs, nous commémorons ce souvenir et nous inclinons devant leur mémoire.

Gérard LONGUET

4 réponses sur “LES COMMEMORATIONS DE L’APPEL DU 18 JUIN 1940 A CARCASSONNE”

  1. Belle cérémonie

    J’ignore cette seconde cérémonie!!
    je prend rendez-vous l’année prochaine

  2. Il faudra nous expliquer votre alliance pour les prochaines municipales avec ICHER. Dans ce cas il faudra pas compter sur nous.

  3. « Je me garde toute latitude pour prendre les directions que je jugerai utile, mais je ne serai à l’avenir le faire valoir de personne. »

    Mon cher Bernard, j’ai extrait cette phrase de la conclusion de la conférence de presse que j’ai donnée, le 9 Juin 2009 cela va faire bientot deux ans.( Vous pouvez la retrouver encore sur ce blog.)

    j’expliquais les raisons pour lesquelles je ne me réengageais pas au coté du Maire invalidé.

    Mes propos restent plus que jamais d’actualité, et sachez en plus que les seules paroles qui vaillent c’est celles que je prononce moi-même, et que j’irais là ou je voudrais aller et non là ou on voudrait que j’aille.

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