LES CEREMONIES DU 11 NOVEMBRE

Fidèle à ses habitudes , mais surtout fidèle aux rendez-vous qui comémorent les grands évènements, souvent dramatiques , qui ont jalonés l’histoire de notre pays, qui ont construit notre nation, et qui ont été le théatre des grandes souffrances de nos ainés, Isabelle CHESA a assisté aux cérémonies qui ont marqué le 92 ème anniversaire de la fin de la guerre 1914-1918.

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Les cérémonies ont débuté très tôt ce matin du 11 novembre. A 9 heures 20 le rendez-vous était fixé au monument aux morts de la place Davilla ou après les dépôts de gerbes des personnalités, le président de la section audoise de l’Union Française des associations de combattants et de victimes de guerre (UFAC) donnait lecture du message, écrit pour la circonstance.

MESSAGE de L’UNION FRANCAISE DES ASSOCIATIONS DE COMBATTANTS ET DE VICTIMES DE GUERRE (U.F.A.C.) 11 NOVEMBRE 2010


« De la « Grande guerre », bientôt centenaire, qui modifia considérablement et définitivement la cours de l’Histoire, i( ne nous reste plus aujourd’hui que des sites, des objets, des documents… Ils sont très nombreux, qu’ils soient exposés, édités ou présentés dans des musées. Souvent aussi, ils sont conservés par les familles, témoins à charge précieux et irremplaçables sur l’atrocité de cette sombre période.

Leur présence restitue la brutalité de cette guerre gravée en chacun de nous, car chaque famille a été à tout jamais marquée par cette horrible « boucherie ».

Et pourtant de nombreuses voix s’étaient élevées pour dénoncer les conséquences prévisibles de cette tragédie et souhaiter que la paix s’installe durablement.

Commémorer aujourd’hui l’Armistice de 1918, c’est honorer nos soldats « Morts pour la France », c’est se souvenir des millions de victimes civiles ou militaires, c’est témoigner de la nécessité de construire un monde de paix.

une lettre (*) parmi tant d’autres, celle du soldat Martin Vaillagou, écrite du Front le 26 août 1914 à ses deux fils, nous fait partager, par sa citation, la volonté qu’ont eue les Anciens combattants de cette guerre et de leurs associations, pour qu’elle soit « la der des ders ».

« Mes chers petits,

du champ de dévastation où nous sommes, je vous envoie ce bout de papier avec quelques lignes … Vous travaillerez toujours à maintenir la paix et éviter é tout prix cette horrible chose qu’est la guerre. Ah’ la guerre, quelle horreur!… Villages incendiés, animaux périssant dans les flammes. Etres humains déchiquetés par la mitraille. tout cela est horrible. Jusqu’à présent, les hommes n’ont appris qu’à détruire ce qu’ils avaient créé et à se déchirer mutuellement, Travaillez, vous mes enfants, avec acharnement à créer la prospérité et la fraternité de l’univers. … Votre père, qui du front de bataille, vous embrasse avec effusion, »

L’Union Française des Associations de Combattants et de Victimes de Guerre (UFAC) considère que seule la négociation est en mesure d’éviter ou de résoudre les conflits et s’oppose à tout recours aux armes.

Elle continue à agir résolument et avec persévérance pour la Paix et à oeuvrer en ce sens avec les générations nouvelles. »

Après cela les personnalités et corps constitués de rendaient en cortège, précédés par la musique de l’harmonie Municipale, sur l’esplanade André Chénier ou une prise d’arme avec remises de décoration par le colonel commandant le troisième RPIMA s’est déroulée

Madame le Préfet donnait à son tour lecture du message de Monsieur Hubert FALCO ministre des Anciens Combattants

Madame le prefet avec les enfants de l’école Marcel Pagnol

Le 11 Novembre 1918 à 11 heures, au son des clairons sur la ligne de front et des cloches des églises dans toutes les villes et les villages de France, prenait fin le plus terrible conflit que l’humanité ait connu jusqu’alors et dont personne n’imaginait alors qu’il ouvrirait un siècle marqué par le retour de la barbarie et de l’inhumanité au coeur même de la civilisation européenne et dans le monde

L’armistice signé dans la clairière de Rethondes, en forêt de Compiègne, quelques heures auparavant, scellait la victoire si chèrement acquise de la France et de ses alliés sur l’Empire allemand, tombé deux jours plus tôt


Cette première guerre mondiale qui devait être la der des ders , la mémoire collective l’a retenue sous le nom de Grande Guerre, non pour en magnifier le souvenir mais parce que son ampleur inédite, la violence extrême de ses combats, la puissance destructrice employée et le nombre de morts, de blessés, d’invalides et de gueules cassées qu’elle provoqua ont marqué à jamais notre conscience nationale


Aucune famille, aucun village, aucune ville ne furent épargnés par la douleur et le deuil. Deux ans après la fin de cette tragédie, la Nation a souhaité rendre hommage à tous ceux qui souffrirent, parfois au-delà de toute mesure durant cette terrible épreuve.


Pour que le pays tout entier n’oublie jamais le sacrifice de ses enfants, le corps d’un soldat français non identifié, petit soldat glorieux et anonyme , choisi au hasard parmi les Poilus morts pour la France et le symbolisant tous, fut placé dans une chapelle ardente dressés sous l’Arc de Triomphe. C’était il y a quatre-vingt-dix ans, le 11 Novembre 1920


Selon la formule d’Henri de Jouvenel : C’est lui, l’inconnu, l’anonyme, le simple soldat, qui donne tout son sens à l’Arc de Triomphe


Ce corps fut inhumé sous la Dalle Sacrée, le 28 Janvier 1921. Et depuis le 11 Novembre 1923, sans interruption, la Flamme du souvenir brille à ses côtés, ravivée chaque soir, sur la Dalle Sacrée


Célébrée tous les ans dans l’ensemble des communes de France, la journée nationale du 11 novembre, dénommée fête de la Victoire et de la Paix par la loi du 24 Octobre 1922, reste la plus emblématique des commémorations car elle symbolise par excellence le sacrifice pour la France de ses enfants


En 1940, alors que la France était en souffrance, abasourdie par sa défaite, coupée en deux, en partie occupée, alors que l’engagement de la France Libre ou dans les prémisses de la résistance intérieure étaient encore affaire d’individualités aussi remarquables que peu nombreuses, c’est le 11 Novembre que se leva, sur le territoire métropolitain, le premier écho populaire à l’appel historique du Général de Gaulle lancé le 18 Juin depuis la radio de Londres


Ce 11 Novembre 1940, des milliers de Français décidèrent de témoigner leur opposition à l’occupant et à la politique de collaboration que voulait mener le gouvernement du Maréchal Pétain. Ils le firent en rendant hommage à leurs ainés de 1914-1918.


A Paris, tout au long de la journée, quatre à cinq mille lycéens et étudiants bravèrent l’occupant pour aller déposer des centaines de bouquets et plusieurs gerbes sur la tombe du Soldat inconnu


En province, bien d’autres Français célébrèrent individuellement ou collectivement, la signature de l’Armistice de 1918. Ils le firent chacun à leur manière, en hissant un drapeau tricolore sur la cathédrale de Nantes ou en arborant modestement à la boutonnière une croix de Lorraine, signe de ralliement des Français libres…


Dans les années trente, la commémoration du 11 Novembre était l’occasion de se recueillir et de rendre un vibrant hommage aux morts de 1914-1918. Pendant l’Occupation, elle devint un symbole porteur des valeurs de le Résistance

Aujourd’hui, elle incarne l’espérance européenne et la réconciliation franco-allemande, vecteurs d’une Europe en paix, unie, solidaire et forte


Elle est aussi l’occasion de rendre hommage, sous l’Arc de Triomphe comme devant chaque monument aux morts, à nos soldats qui font aujourd’hui encore le sacrifice de leur vie pour la paix et la liberté dans le monde


Tu iras honorer le soldat inconnu  ». Le mot d’ordre des étudiants et lycéens du 11 Novembre 1940 demeure, par delà les générations, l’un des plus beaux commandements de notre République. « 

C’est à la cathédrale ou une Messe était célébrée Par Monseigneur l’évèque que se sont terminées les cérémonies du 92 anniversaire de l’armistice de la guerre 1914-1918

2 réflexions sur “ LES CEREMONIES DU 11 NOVEMBRE ”

  1. Bonjour,
    Je suis officier de réserve et président d’association.J’avoue que je ne comprends pas les termes utilisé par l’UFAC dans la conclusion :"L’Union Française des Associations de Combattants et de Victimes de Guerre (UFAC) considère que seule la négociation est en mesure d’éviter ou de résoudre les conflits et s’oppose à tout recours aux armes".Je rejoins la riposte justifiée du Général Poncet;Je ne comprends pas la réponse du préseident UFAC lorsqu’il répond :« C’est un homme qui a fait la guerre toute sa vie, il a choisi l’option de se battre, un général ce n’est jamais à la retraite. Il y a toujours eu une différence entre les militaires de carrière et les anciens combattants »….Non il n’y a apas de différence entre un réserviste et un militaire professionnel dans une action au feu.
    Mon tempérament de Mosellan se révolte lorsque de tels propos proviennent d’une aussi grande association que l’UFAC.Il est curieux qu’aucun élu n’ait réagi devant des termes inappropriés.Il est vrai que nous les Mosellans n’avons changé que 5 fois de nationalité en 200 ans et que nous avons été habitués à avoir nos villages aussi bien détruits par les uns que par les autres.Nous ne pensons pas qu’il convienne de négocier au moment où le choix des armes est le dernier recours.
    Chef d’escadron (rc) JP Mezure

  2. je suis ancien combattant, appelé du contingent en Algerie,je soutiens sans reserve l’intervention du general Poncet qui correspond tout a fait a ce que pense nombre d’anciens combattants ,d’autre part,il semblerait que l’UFAC soit plus ou moins confisquée par une certaine fédération puisqu ‘elle a demande, conjointement avec la dite federation a ce le 19 mars soit considere au meme titre que le 8 mai ou le 11 novembre, alors que chacun sait que cette date est refusée par une grande majorite d’anciens combattants

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