L’APPEL DU 18 JUIN 40

C’est devenu une tradition pour l’UMP de la première circonscription de se retrouver le 18 juin au portail des jacobins à Carcassonne au pied de la stèle érigée voila quelques années par Raymond CHESA pour se souvenir et célébrer l’Appel du 18 juin1940.

Cette année encore c’est particulièrement nombreux compte tenu des circonstances, sans doute que les militants , et sympathisants de l’UMP et d’autres encore se sont recueillis devant le monument consacré au Général de Gaulle.

La cérémonie présentée par Isabelle CHESA Présidente Départementale, s’est dérouée très simplement.

Un jeune Populaire a lu l’appel lancé par le général.

Isabelle CHESA entourée par Gilles ICHER délégué de la première circonscription et Vincent ont déposé la gerbe au pied de la stèle.

Une minute de silence a été observée avant que l’assistance entonne la Marseillaise.

Isabelle tenait à rendre hommage au piquet d’honneur composé d’ancien combattant et résistant qui ont honoré de leur présence cette manifestation et remerciait ensuite l’ensemble des participants de s’être déplacé pour rendre hommage au Général de GAULLE.

Vous trouverez ci-dessous le texte de l’appel lancé le 18 Juin 1940 sur les antennes de la BBC

Le 18 juin 1940, à Londres, dans les studios de la BBC, le général Charles de Gaulle lance un Appel à ses compatriotes.

Cet Appel est rediffusé le lendemain et publié dans la presse encore libre du sud de la France, notamment «La Dépêche de Toulouse».

Immense détresse

Il survient dans un moment d’immense détresse nationale.

Suite à une offensive des armées allemandes, les troupes franco-anglaises se débandent ou gagnent l’Angleterre. Huit millions de civils fuient sur les routes de l’exode

Charles de Gaulle (49 ans), sous-secrétaire d’État à la Défense, a tenté de convaincre son gouvernement de résister jusqu’au bout.

De retour d’une visite à Londres auprès du Premier ministre Winston Churchill, il a appris le 16 juin que le maréchal Philippe Pétain (84 ans), partisan de l’armistice, était le nouveau chef du gouvernement.

Le 17 juin, il a repris l’avion pour Londres cependant que Pétain annonçait à la radio sa décision de cesser le combat.

De Gaulle entre en résistance

De Gaulle place ses espoirs dans la mondialisation du conflit, plus lucide en cela que la plupart de ses contemporains, qui croient à une victoire inéluctable de l’Allemagne.

A Churchill, il fait part de son intention de lancer un appel à la résistance mais il n’a accès que le lendemain aux studios de la BBC.

C’est que le cabinet britannique reste hésitant. Il veut éviter une rupture avec le gouvernement de Pétain, dans la crainte que la flotte française ne soit livrée à l’ennemi.

L’Appel arrive trop tard pour enrayer la ferveur des Français envers celui qui ne sera bientôt plus appelé que «Le Maréchal».

Mais jour après jour, à la radio de Londres, de Gaulle va bâtir sa légitimité contre les «traîtres de Vichy». Par son verbe, il lavera la honte de la défaite.

TEXTE DE L’APPEL DU 18 JUIN 1940

Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement.

Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s’est mis en rapport avec l’ennemi pour cesser le combat.

Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne de l’ennemi.

Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd’hui.

Mais le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit elle disparaître ? La défaite est elle définitive ? Non !

Croyez moi, moi qui vous parle en connaissance de cause, et vous dit que rien n’est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.

Car la France n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle a un vaste empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l’empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut comme l’Angleterre, utiliser sans limite l’immense industrie des Etats Unis.

Cette guerre n’est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n’est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances n’empêchent pas qu’il y a, dans l’univers, tous les moyens nécessaires pour écraser nos ennemis. Foudroyés aujourd’hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l’avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.

Moi, général de Gaulle, actuellement à Londres, j’invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j’invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, à se mettre en rapport avec moi.

Quoiqu’il arrive la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas.

Demain, comme aujourd’hui, je parlerai à la radio de Londres