INTERVENTION D’ISABELLE CHESA AU CONSEIL REGIONAL

Isabelle s’est exprimée vendredi au Conseil Régional, au nom des groupes Non-Inscrit et UMP.

Intervention qui a eu le don d’irriter son Président Georges FRECHES qui n’a pas hésité selon son habitude à éluder les questions de fond qui lui sont posées, mais plutôt à porter des attaques personnelles infamantes et insupportables à l’endroit de ceux qui le contrarie.(Voir la presse quotidienne régionale de ce jour)

Etrange et inadmissible comportement en tout cas pour un élu de la république envers ses pairs, considérant sans doute que mise à part lui même tous les autres sont des « innintelligents »

En tout cas, que l’on se rassure pour ce qui concerne Isabelle et comme elle l’a précisé à Georges Freches en réponse à ces propos, « ce n’est pas demain qu’elle ira manger la soupe dans la gamelle des socialistes ».

Et pour éviter que des interprétations soient faites comme ce fut le cas lors d’un vote dans la même enceinte du Conseil Régional, vous trouverez en cliquant sur le bouton « lire la suite », l’intégralité de son intervention.

C’est ausi l’occasion de permettre à l’ensemble des personnes intéressées d’avoir une information plus « objective » que les comptes rendus des scéances de l’assemblée régionale que l’on peut lire çà et là.

Monsieur le Président mes chers collègues,

La procédure de création d’un établissement public foncier d’état en région a été lancée en octobre 2004.

Au mois de juillet 2005 les premières démarches sont effectuées auprès de nos collectivités pour les informer des intentions de création d’un EPF d’état.

De l’annonce de la mise en place de l’étude de faisabilité par la SCET en octobre 2005, au rendu de l’étude du 20 décembre 2005 auquel l’ensemble des collectivités concernées ont été conviées, il ne s’est rien passé…


Le 23 octobre 2007 par lettre recommandée le préfet de région lance la consultation auprès de nos collectivités et les convie dans un délai de trois mois à émettre un avis sur la création de l’EPF.

Après la réunion du 20 décembre quelques collectivités se sont émues sur les scénarios analysant la capacité d’intervention de l’EPF.

En effet , le coût moyen du foncier destiné à l’habitat pris en référence pour réaliser les calculs, correspondent au prix de terrains constructibles équipés, alors que le rôle premier des EPF est la constitution de réserve foncière (acquisition de terrain non équipé).

Cette question est importante puisqu’elle conditionne le montant de la TSE (Taxe spéciale d’équipement) source de financement de l’EPF, TSE pour laquelle tous les acteurs font preuves d’une discrétion coupable (Voir les articles sur le quotidien de propagande régional « Vivre en Languedoc Roussillon »), car elle va grever encore plus la feuille d’impôt de nos concitoyens.

Quelques mois plus tard, les collectivités ont données leurs avis favorable à 85% nous annonce –t-on.


Pourtant certaines ont demandé des explications sur la dissonance entre je cite « l’intitulé de l’établissement projeté, et son objet qui correspond davantage à celui d’un établissement public d’aménagement »

Ces mêmes collectivités ont décidé et je cite encore « de renvoyer à une délibération ultérieure, en fonction des informations recueillies, l’adhésion définitive de la communauté à l’EPF »

Depuis mes chers collègues, plus de son, plus d’images, jusqu’à ce que nous apprenions l’installation le 21 novembre dernier de l’EPF Languedoc Roussillon présidée sans surprise par vous même monsieur le Président.

La délibération nous demandant de lui accorder la subvention ne s’est pas faite attendre, nous avons à en débattre ce jour (400000E).

Par la même occasion on découvre un budget pour l’EPF de 23 millions d’euro et la décision prise de plomber une nouvelle fois la contribuable à raison d’une taxe supplémentaire calculée sur la base de 6 euros par habitant pour la première année …

Nous comprenons que dans ces conditions vous déclariez cet établissement « prêt à fonctionner ».

Nous désirons dénoncer plusieurs choses dans ce processus.

-les méthodes « à la hussarde » qui sont employées et les non réponses apportées aux collectivités sont inacceptables.

-certes les objectifs de cet établissement tels qu’ils sont définis par les statuts sont louables et « technocratiquement » parfaitement présenté dans un langage et un vocabulaire bien rodé pour amorcer la « pompe à subvention ».

Mais à l’image d’autres dossiers nous ne croyons pas a cette générosité , mais plutôt à une nouvelle manifestation politique hégémonique, et idéologique pour verrouiller toutes initiatives qui pourrait surgir de la part de collectivités désireuses de piloter un minimum leur politique de développement.

-supposer que l’on calmera demain la hausse des prix en achetant des terrains est une fausse bonne idée. Annoncer que l’ont va dépenser x millions d’euros pour s’approprier x hectares a un coût de revient moyen de x milliers d’euros charges de fonctionnement comprises ne fera que pousser à la hausse en accroissant la demande.

Par ailleurs si le coût des terrains devait cesser de croître et si l’on subissait une hausse des taux d’intérêts l’argent public serait purement et simplement dilapidé.

-D’ailleurs la réalité dépasse la fiction, car dans le cadre de la crise financière actuelle, crise touchant de plein fouet l’ensemble de l’immobilier, (baisse des prix, augmentation des taux, et difficultés pour l’obtention de crédits), il serait raisonnable et opportun de se repencher sur les objectifs et donc sur les aspects financiers.

-enfin il n’est pas acceptable pour nous de cautionner une nouvelle hausse de la feuille d’impôt du citoyen, feuille qui par vos soins a largement été grevée au cours de ces dernières années.

Je demande donc au groupe NI et UMP de cette assemblée de voter contre cette subvention et si d’aventure vous nous rétorquiez monsieur le président que nous avons rien compris au problème c’est tout simplement parce que vous ne nous avez rien expliqué.

Depuis 2004 date à laquelle vous avez présenté a cette assemblée le projet d’EPF, nous n’en avons plus entendu parlé