COMMUNIQUE SUR LA SEANCE DU CONSEIL REGIONAL DU 18 OCTOBRE

Isabelle CHESA Conseillère Régionale communique.

Lors de la séance du conseil Régional du 20 juillet 2006, quand Georges Frêche nous a présenté les modalités de Gestion des parcs d’activité régionaux et que dans la foulée il nous a demandé d’approuver les créations des Zones de Castelnaudary et de Castries, les Groupes d’oppositions UMP et non inscrits ont voté contre.

En matière économique il me semble que la Région doit appuyer le développement économique des territoires dans la concertation, avec les acteurs locaux, non seulement les collectivités territoriales intéressées, mais aussi les chambres de commerces d’agricultures ou de métiers, organisme majeurs et interlocuteurs privilégiés.

Au lieu de cela les méthodes employées sont des bijoux d’autoritarisme et d’incohérence ou le Président de la Région suspend l’emploi et la croissance à ses rancœurs politiciennes. Les villes de Lodève Béziers sont des exemples de cet état d’esprit.

Pour ce qui concerne le Statut proprement dit des syndicats mixtes de gestions des parcs d’activités régionaux, comme on pouvait le craindre l’autoritarisme et la main mise Fréchienne sur les institutions se poursuit. Le conseil syndical chargé de la gestion des parcs d’activité sera composé de 6 membres de la région, sans élus d’opposition et de 3 membres des collectivités locales. Pour ce qui concerne berragne la messe est dite puisque ce sont Tamara Rivel, Henry Garino, Eric Andrieu, Maryse Arditi, Anne Marie Ledain,et Georges Frêche qui sont désignés.

Pour l’anecdote seulement, je veux souligner que la mégalomanie ambiante pousse même le Président de la Région à baptiser unilatéralement tous les projets: le notre doit porter le nom de Paul Sabatier.

Non seulement la compétence du développement économique local est confisqué à la collectivité qui s’engage, sous le prétexte de la participation financière régionale, mais on est aussi privé de la maîtrise d’œuvre et on s’arroge 60% de la taxe professionnelle jusqu’au retour sur investissement.

Le territoire et la communauté de Carcassonne ne récolteront que les miettes. La Région aurait pu apporter les financements et laisser le soin aux collectivités locales de programmer et de maîtriser leur propre programme économique.


Est-ce là une vision viable du développement économique du territoire ? C’est tout au plus une vision facile, puisque localement on n’est plus responsable de rien, Ce n’est pas ma vision.

De plus et ce qui me paraît dramatique c’est que l’on met avec des financements publics, a disposition d’un parti politique, une nouvelle structure qui lui permettra de faire impunément ce qu’il veut et pas toujours à des fins économiques.


Un nouveau fardeau viendra alourdir la chape de plomb qui pèse dramatiquement sur ce département. Jusqu’à quand faudra-t-il sen satisfaire ?

Dans ces conditions il n’est pas réaliste et encore moins honête de considérer mon vote dans le cadre du groupe UMP comme traduisant une opposition au Maire Gérard Larrat.

Sur ces sujets l’opposition du conseil régional s’est toujours exprimée contre la méthode Frêche, comme je le rappelle précédemment.

Pour ce qui me concerne, j’ai une opinion et une notion plus élevée de la politique pour ne pas utiliser un mandat dans le but de régler quelques comptes que se soit.

Lorsque j’ai quelque chose à dire je n’ai besoin ni d’alibi ni de prétexte pour les exprimer directement aux intéresses.

Pour ce qui concerne mon vote et celui de mes collègues il s’inscrit pleinement et uniquement dans un souci de l’intérêt général régional et local.