"FAUT-IL RACLER LES FONDS DE TIROIRS"
Par Isabelle Chesa, jeudi 5 janvier 2012 à 07:45 :: Blog actualités :: #696 :: rss
Les agapes de fin d'année sont derrière nous. D'après ce que j'ai pu lire ou entendre, les Français ont dépensé beaucoup d'argent pour oublier, le temps des cadeaux et des réveillons, la crise et la morosité attenante.
Le début d'année sera marqué à nouveau par les soldes, puis par le premier tiers provisionnel des impôts, mais aussi par les augmentations traditionnelles ( hélas!) et diverses: hausse des tarifs SNCF, des assurances, des mutuelles de santé, des carburants (qui augmentent en permanence), des péages autoroutiers, etc.......
Dire que ce sont toujours les mêmes qui mettent la main à la poche est devenue une banalité.
Nous aurons cette année, comme à chaque fois qu'il y a des élections majeures, un appel des partis politiques pour financer les campagnes des candidats.
Il me semble honnête, à titre d'information, de vous faire part des bilans financiers des partis, publié par la Commission Nationale des Comptes de Campagne et des Financements Politiques ( CNCCFP).
Ils concernent l'exercice 2010.
Cette année là, les partis ont dépensé 187,5 millions d'euros, soit 6 millions de plus qu'en 2009.
Pour ce faire, les partis profitent des aides publiques, calculées en fonction des résultats aux dernières législatives.
En 2010, l'UMP a touché 33 millions d'euros, soit les deux tiers de ses recettes, ( une règle de trois nous permet de calculer le total, soit environ 50 millions d'euros)auxquels s'ajoutent 7 millions d'euros de dons de particuliers.
Le PS de son côté a perçu 55 millions d'euros de recettes, dont 15 millions de cotisations provenant de ses élus qui lui reversent une partie de leur indemnité, profitant au passage d'un avantage fiscal.
Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais ces chiffres me donnent le tournis; ils sont à rapprocher du salaire médian des Français, 1500 à 1600 euros par mois.
L'argent, je le sais bien, est le nerf de la guerre.
Pour moi, la politique a toujours été une bataille d'idées, pas une guerre du fric! Devrons nous racler les fonds de tiroirs, et les poches vides, pour faire triompher ce à quoi nous croyons, quelles que soient nos profondes convictions?
Je vous laisse méditer.............................
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