Le contraste est saisissant : d'un côté un président de la République qui tient un langage de vérité à Toulon, désagréable à entendre, mais qui met la France et chacun d'entre nous face aux responsabilités qu'il faudra bien assumer.

De l'autre un double langage permanent entretenu par le PS et son candidat, qui nous promettent du vent en abondance pour faire tourner les éoliennes, et du rêve bon marché pour juguler la crise.



N'étant pour le moment que candidat, F.Hollande n'a aucune prise sur les affaires de ce monde fou qui nous fait peur.

Je ne puis donc lui reprocher d'agir, et je suis heureuse qu'il ne puisse le faire. Son programme à géométrie variable, qui change chaque semaine, les promesses du PS qu'il ne se sent pas tenu de respecter, l'accord avec les Verts qu'il s'est empressé de briser au lendemain de sa signature, laissent entrevoir ce que pourrait être sa divagation politique s'il parvenait au pouvoir.

Mais du pouvoir, il en a dans son département de Corrèze dont il est président du conseil général. Et que vient-il de décider pour le bien de ses administrés sous le charme du rêve qu'il leur a promis, ainsi qu'à nous tous?

  • augmentation de 6,5% de la taxe sur le foncier bâti;
  • triplement du taux de la taxe sur l'aménagement des permis de construire;
  • hausse de la taxe sur les transports urbains des agglos de Tulle et de Brive;
  • suppression de la gratuité des transports scolaires, portant à 20 euros par mois et par famille en moyenne, le surcoût à assumer;
  • l'aide de 1000 euros accordée à la garde d'enfants sera désormais soumise à conditions de ressources.


Corréziens, Corréziennes, mettez la main à la poche ! Je vous ai promis du rêve, mais je ne vous ai jamais dit pour quand.



Chez nous, depuis des lustres, le rêve est permanent : un député qui "s'emmerde" à l'Assemblée ce qui lui laisse le temps de pioncer et de rêver.



Des impôts en hausse constante mais une Bastide qui se dégrade à vue d'oeil. Une Magie de Noël , censée nous faire rêver, mais qui coûte la peau des fesses : le sapin étriqué de la place Gambetta d'un coût avoisinant les 45 000 euros, étant la dernière folie de rêve, payé par le contribuable. Enfin de l'audit sur le fonctionnement de la Mairie, a l' examen sévère du fonctionnement du pôle culturel qu'on rêve de nous cacher, il semble bien que le personnel municipal lui, ait cessé de rêver depuis l'arrivée de Perez aux affaires,et peut-etre même... un peu avant

sur ces sujets on reviendra, et en détails n'en doutez pas.



Mais après tout, si Hollande accède à la Présidence, si Perez a été élu et doit l'être à nouveau, ne faudra-t-il pas en conclure qu'une majorité de Français, d'Audois voire de Carcassonnais préfèrent le rêve à la réalité.

Après le rêve, le réveil: il sera brutal,dans quelques mois, très douloureux pour tous, trop tardif, certainement.