Scandaleux le communiqué publié il y a quelques jours par le « Magazine » émanant de Daniel ICHE concernant le GIP.

Le départ d’Isabelle HUGUES a cotoyé récemment dans les colonnes de la presse un article qui titrait : pour défendre les droits des femmes, le Parti socialiste propose du « concret » .

C’était certainement une marque d’humour bien involontaire de la part de nos journalistes locaux. Mais on aimerait savoir si les femmes du PS approuvent le sort réservé à la Directrice du GIP, car en matière d'outrance on ne fait pas mieux...

Tant de circonvolutions fumeuses aussi sottes que grenues pour expliquer que l’agglo prend la compétence de la politique de la ville.

En premier lieu, cette compétence elle l’avait déjà puisque la structure GIP était rattachée depuis janvier 2010 à l’agglo.

En second lieu la vraie raison, relève d’une pratique et de méthodes quasi staliniennes qui s’instaurent à l’agglo et de manière plus sournoise à la ville de Carcassonne, tant pour la gestion du personnel que dans le traitement des dossiers qui aboutissent en l’occurrence pour le GIP à une volonté délibérée de vouloir faire partir l’actuelle directrice.

Cette volonté procède de raisons inavouables pour les élus actuels qui n’ont rien à voir avec la compétence d’Isabelle HUGUES ou de "l'évolution des actions liées à la Politique de la Ville et du Contrat Urbain de Cohésion Sociale".

Secret de polichinelle, tant certains élus de la ville, dont un conseiller municipal plus particulièrement, s’en vante ostensiblement !

Voilà les coulisses du pouvoir à la mairie de Carcassonne ! On commande la chute de l’une, on commande le placement de l’autre. Les sucreries peuvent dormir sur leurs deux oreilles au Trénel, la ville s’occupe de tout.

De plus, quand on parle que deux des salariés sont reclassés c’est faux; pour un tout au moins, qui a démissionné de son poste, bien avant ces évènements pour travailler dans un autre département au sein d’une collectivité territoriale.

L’autre bien sûr placé au GIP en force par la nouvelle municipalité fait partie du scénario de départ .

Alors stop aux faux culs et aux faux semblants et sous des apparences « ruptures conventionnelles » les socialistes généreux de ce département ont fait voter aux membres du Conseil d’administration du GIP un licenciement déguisé.

Scandaleux, inadmissible condamnable.

Alors on peut honorer les droits de la femme, mettre en avant les droits de l’homme, s’arroger le monopole du cœur, quand on « évacue » une personne de qualité et de talent pour une affaire qui n’est autre qu’une affaire de CUCS … (contrat urbain de cohésion sociale tout le monde aura compris), affaire qui n’implique pas Isabelle HUGUES directrice du GIP, victime collatérale de l’histoire,... l'injustifiable ne peut se justifier...

Isabelle HUGUES photo du Midi Libre