ALAIN JUPPE : DE BELCAIRE A CASTELNAUDARY
Par Isabelle Chesa, lundi 27 septembre 2010 à 14:35 :: Blog actualités :: #546 :: rss
Après plus de quatre heures et demie de voiture, Alain JUPPE est arrivé sur le plateau de sault à Belcaire plus précisément ou son Maire et Président de l’AEMA (association des élus municipaux Audois) Emanuel BRESSON l’avait invité pour visiter les réalisations de la commune en matière de développement durable.
Près de 3 millions d'euros ont été investis pour reconvertir son économie locale sur les enjeux de la croissance verte, plusieurs dizaines de nouveaux emplois verts directs et indirects créés et/ou en perspective.
Les initiatives Développement Durable de Belcaire :
Belcaire et l’économie verte un village « Carbonne positif » à l’horizon 2020
Réseau de chaleur enterré avec chaufferie collective au bois énergie (plaquette) alimentant les principaux bâtiments municipaux (Gendarmerie, groupe scolaire, maison de retraite…)
Reconversion d'une friche industrielle en plateforme de stockage de plaquettes forestières
Relance de la filière bois par la valorisation des déchets forestiers (1ère nationale équipement de particuliers en chaudière individuelle bois)
Valorisation des circuits courts à tous les échelons de la commune : ex. rénovation et isolation thermique des bâtiments à partir des ressources locales issues des forêts (panneaux de bois, bardage...)
Création d'une ferme photovoltaïque sur toiture du bâtiment scolaire (400m2)
Lancement d’un éco quartier.
Enormément de monde pour accueillir l’ex premier Ministre de Jacques CHIRAC, seul manquait le soleil en ce Samedi matin.
Aux alentours de 12h45 Alain JUPPE reprenait la route pour Participer au Repas servi à Quillan, au restaurant la Chaumière ou une centaine de personnes parmi lesquelles Madame le préfet de l’Aude, des personnalités politiques, des représentants du monde économique.
Vers 15 heures Alain JUPPE se rendait à Limoux pour rencontrer les viticulteurs du Limouxin et déguster la Blanquette avec eux, avant de se diriger vers Castelnaudary ou l’attendait dans l’amphithéâtre de la société ARTERIS une centaine de personne pour participer au débat sur le développement durable.
Jean François GLEIZES et son Président Jean-François RENOUX, ont accueilli Alain JUPPE, et lancé le débat sur les problèmes lié à l’environnement.
L’écologue jacques thomas en quelques phrases et exemples très concrets mettait en lumière les erreurs de comportement fatales à notre planète :
Une érosion normale des sols s’évalue à 40kg par hectare et par an. La suppression des zones humides ou du moins leur réduction à l’extrême font qu’aujourd’hui l’érosion des sols se mesure à concurrence de 150kgs à l’hectare et par an.
Autre exemple les problèmes de productivité de l’agriculture l’ont conduite à se passer de la biodiversité pour la remplacer par des substituts phosphatés. Or la pénurie planétaire de phosphate est annoncée pour dans 30 ans.
Déjà bien avant notre aire sous le règne de Nabuchodonosor, La Mésopotamie par des cultures inadaptées à épuisé son sol qui est devenu le désert Irakien.
Le non respect des sols, le non respect de la biodiversité a entrainé une inexorable perte de fertilité des sols.
Comme le déclarait Alain JUPPE il n’est plus questions d’attendre, il faut prendre en compte ces phénomènes pour les modifier, et l’un des points positif du grenelle de l’environnement a été de faire en sorte qu’agriculteurs et écologistes finissent par se parler et surtout finissent à 70% à se comprendre et à faire converger leur point de vue.
Jean-François Gleizes Président délégué d’ARTERIS allait dans ce sens en rappelant que depuis plusieurs années on allait vers des jachères, des assolements, et que dans plusieurs départements on repartait vers une reconstitution des zones humides (bocage) et vers une re prise en compte nécessaire de la biodiversité.
On ne peut plus pratiquer comme cela a été fait depuis plusieurs année, l’agriculture doit continuer à croitre car il y a de plus en plus de population à nourrir, mais il faut changer le type de croissance et changer la façon perverse de la « mesurer ». Il faut aussi convaincre les pays émergents à forte croissance mais aussi très pollueurs de prendre en compte ces phénomènes. Il faut moins se déplacer ou le faire intelligemment et « passer d’une société de gaspillage à une société de recyclage ». Ainsi concluait Alain JUPPE.
Commentaires
1. Le mardi 28 septembre 2010 à 12:38, par Pierre
2. Le mardi 28 septembre 2010 à 19:35, par cassandre