JOURNEE NATIONALE DES HARKIS
Par Isabelle Chesa, lundi 27 septembre 2010 à 11:32 :: Blog actualités :: #545 :: rss
A Carcassonne comme partout en France, le 25 septembre est la journée Nationale des harkis.
Les autorités civiles et militaires étaient rassemblées samedi au monument aux morts place Davilla autour de la communauté harkis et de son Président Mustafa FERUDJI, pour honorer la mémoires de ceux qui aux cotés de l’armée Française ont combattus en Algérie.
Avant le dépôt de gerbe des personnalités présentes (Janine VINCENT représentant Monsieur le Maire, Marc DEBLONDE, représentant le Président du Conseil Général et Maryline MARTINEZ représentant le Président de la région Languedoc Roussillon) Le chef de Cabinet de Madame le Préfet de l’Aude donnait lecture du message de Monsieur Hubert FALCO, secrétaire d’Etat à la Défense.
Les harkis ont "droit à prendre pleinement place dans notre mémoire nationale".
"La France n’a pas toujours pris la mesure des sacrifices que vous aviez consentis pour elle", a reconnu Hubert Falco dans son message à l’attention des Algériens ayant combattu aux côtés de l’armée française réunis pour la Journée nationale d’hommage aux harkis, la dixième depuis l’instauration de cette commémoration par Jacques Chirac.
Evoquant le sort "des milliers de harkis, restés en Algérie, sans armes et seuls face à leurs bourreaux" après l’indépendance, le secrétaire d’Etat déclare que "cela reste l’une des tragédies les plus éprouvantes de notre histoire nationale".
"Longtemps, on a passé sous silence le sacrifice de ces hommes-là", a-t-il précisé avant d’ajouter : "Le temps est venu : ces hommes (...) ont droit à prendre pleinement place dans notre mémoire nationale".
Plusieurs dizaines de milliers de harkis, parmi les quelque 200.000 supplétifs musulmans recrutés par l’armée française pendant la guerre d’Algérie, ont été désarmés après les accords d’Evian en 1962 et victimes de sanglantes représailles de la part des vainqueurs.
"Cette guerre a fait d’innombrables victimes et les plaies qu’elle a ouvertes ne sont pas toutes refermées", a déclaré Hubert Falco avant de reconnaître que, "pour cicatriser", "toutes ces mémoires blessées ont besoin de vérité historique et d’un travail de recueil de mémoire sincère, objectif et exhaustif". Cela sera chose faite, a-t-il promis, avec l’installation le 19 octobre prochain, aux Invalides, de la Fondation pour la mémoire de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie.
Voulue par l’ancien président Jacques Chirac, la création de cette fondation était inscrite dans la loi du 23 février 2005 "portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés".
Le président Nicolas Sarkozy en avait relancé la création en 2007, estimant qu’elle pourrait "aider à la réconciliation des mémoires".
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