Que n’a-t-on pas dit pour commenter le résultat de ces élections. Je devrais dire plutôt pour justifier une défaite, car défaite il y a. Cela veut dire que tous le monde et à tout niveau doit assumer.

En 2004 la gauche et le PS avait fait de cette consultation un enjeu National : on a perdu En 2010 l’UMP a commis ce péché d’orgueil en développant des thèmes nationaux donnant ainsi l’occasion aux électeurs de sanctionner les hommes au pouvoir et leur politique : on a perdu, plus grave on remet de ce fait en cause leur légitimité.

Nombre de militants et d’électeurs ont de plus le sentiment que le Président ne va pas au bout du programme sur lequel il a été élu en 2007.

Plus inquiétant encore ils ne se reconnaissent plus dans un parti et dans un mode de gouvernance -l’ouverture : mal perçue dans l’électorat de droite, accentuée ces derniers temps par des nominations qui ont fait grincer les dents, j’ai beaucoup entendu dire que si Sarkozy aime tant les gens de gauche, autant voter directement pour eux !

Les reformes enfin dont tous le monde s’accorde à dire qu’elles sont nécessaires, mais certaines et non des moindre ont été mises en œuvre à contre temps ou maladroitement (collectivité territoriale et Pb lié au pouvoir d’achat)

Sur le plan régional Martine AUBRY et les adversaires de G FRECHE ont fait sa campagne ; il n’a eu qu’à dérouler confortablement ses interventions et ses meetings sans jamais devoir justifier son bilan ou mettre en avant son programme. Démarrer une Campagne contre un FRECHE sortant deux mois avant l’échéance a été une faute grave ;

On a voulu refaire le coup des Européennes, c’est une erreur chaque élection a ces spécificités.

Nous aurions du démarrer le travail dès que les têtes de listes régionaux ont été désignés c’est à dire fin du deuxième trimestre 2009.

Vivre 6 ans de mandat sur les bancs de l’assemblée régionale face à FRECHE est très instructif sur les capacités de cet homme à balayer d’un revers de main ceux qui ne le prennent pas au sérieux ; On n’a pas pris dans nos rangs la mesure du Président sortant.

Mais le pire pour moi de ce qui nous arrive c’est la décision de Raymond Couderc de ne pas siéger à l’assemblée Régionale et de laisser tomber ses colistiers, les militants qui l’ont désigné, et les milliers de personnes qui ont voté pour lui. Ce n’est pas ma conception de la politique de ne pas assumer ses responsabilités et donc ses échecs

Au plan départemental, on fait les plus mauvais scores du Languedoc-Roussillon. C’est une triste réalité. Pour mémoire les résultats que nous avions obtenus pour les présidentielle et les législatives avaient été historiques dans le bon sens.

S’abriter derrière les échecs de Narbonne et de Carcassonne n’est pas un argument.

Des communes de droite comme Béziers, Nîmes, Ales, Perpignan, Sète, on donné la majorité a FRECHE.

Nos électeurs ne se sont reconnus, ni dans la liste, ni dans la campagne, et la mayonnaise n’a pas pris entre les électeurs et Raymond COUDERC et nos militants et sympathisants ne se sont pas mobilisés.

On peut aussi imaginer aussi que nos électeurs n’ont pas appréciés l’ingérence permanente de nos structures parisiennes dans les affaires de l’UMP locale. Par deux fois leur « dictat » c’est traduit par un échec.

L’ensemble de ces facteurs, car tous ont de l’importance font que notre fédération n’est pas au mieux de sa forme et que l’on va devoir cravacher dur pour remonter la pente.

Ce ne sont pas les déclarations fracassantes lues dans la presse concernant des non dits d’évictions éventuelles en vue de restructuration qui peuvent arranger les choses , donner une crédibilité au mouvement et rassurer nos adhérents et sympathisants.

Fin 2006 et durant l’année 2007 et même en 2008 nous avons atteint notre apogée en nombre d’adhésions près de 1500 sur les trois circonscriptions. Nous en sommes loin aujourd’hui.

Nous, les cadres de l’UMP allons devoir redevenir humble et raccrocher la charrue pour labourer et travailler sur le fond au maillage de notre pays de l’Aude.

(Voir Feuille de route adoptée par le comité départemental suite aux élections internes et remises aux délégués de circo)



Au risque de me répéter, quand on a bien parlé, on n’a pas fini le travail.

Au contraire ce dernier commence à la fin du discours.

Dans ce département la droite est condamnée à être irréprochable dans son comportement, à être pragmatique dans ses approches et dans ces concepts, à être présente sur tous les terrains, à respecter et à écouter les militants.

Pour ce qui me concerne, je mets les valeurs du militantisme largement au dessus de toutes les autres.

La politique ne se fait pas pour soi, elle ne se fait pas dans l’intrigue des cabinets parisiens, elle se fait sur le terrain pour nos compatriotes et j’ajouterai personnellement avec un attachement particulier au gaullisme et à ce qu’il a de plus altruiste, sans concessions pour l’égocentrisme ou l’opportunisme.



Commencent maintenant des jours difficiles. La responsable politique que je suis ne peut se dérober ; Je dois faire l’amalgame de toutes les compétences avec ceux qui sans arrières pensées souhaitent contribuer à travailler et à rebâtir.

De prochains combats nous attendent, et avant de penser à être élu, il faut surtout penser à créer les conditions qui permettrons de gagner l’élection ; et dans notre département parce que nous n’avons pas compris ce préalable nous devrons être patients et raisonnables dans nos ambitions individuelles.

Pour ma part, j’ai fais des choix que j’ai assumé, et pour ces raisons j’ai été injustement écarté d’un combat qui m’était cher.

Même absente de cette liste j’aurais pu apporter mon expérience forte de 12 années passée à la région dont 6 en qualité de vice présidente de Jacques BLANC.



Cela n’a pas été souhaité. Dont acte…

Peu importe, je regarde devant, et je regarde mes compagnons en face en leur disant, retournons aux fondamentaux, laissons les chamailleries aux petits « rassemblons nos forces et gagnons ensemble »

Au cours du prochain comité départemental qui se déroulera le 6 Avril prochain, il faudra laisser au vestiaire les ambitions personnelles, les rancœurs, et faire entrer dans la salle le courage et un langage de vérité.

Jacques BLANC et Isabelle lors de la dernière réunion de Beziers