"SURFER SUR LA VAGUE"
Par Isabelle Chesa, mardi 6 mai 2008 à 09:24 :: Blog actualités :: #260 :: rss
Texte intégral de l'article paru sur le journal l'Indépendant du 5 mai 2008
Le surf serait-il devenu, à notre insu, le premier sport pratiqué en France? En observant les médias, les sondages, les déclarations des socialo-communistes, les résultats du vote des Français aux récentes élections municipales et cantonales, tous ont enfourché la planche du mécontentement et de la démagogie.
Ainsi va la France, pays où tout le monde est d'accord pour faire les réformes nécessaires, vitales pour l'avenir de notre société, à condition, bien sur, de ne toucher à rien, et surtout pas aux avantages acquis de toutes les catégories socioprofessionnelles, sans exception !
Il y a tout juste un an, le projet présidentiel de N.Sarkozy était majoritairement approuvé, dans un élan de responsabilité qui honorait la conscience collective du peuple.
Aujourd'hui, ce même peuple, si versatile, exprime au travers de sondages (si rentables pour ceux qui les font), la chute de popularité d'un Président élu pour mettre en oeuvre ce que les Français souhaitaient !
Les réformes majeures, (retraites, enseignement, réforme de l'Etat, contrôle des flux migratoires, refonte du droit du travail, nouvelle carte judiciaire ou hospitalière, pour n'en citer que quelques-unes) sont enclenchées: elles sont aussitôt critiquées, vilipendées, vidées de leur sens et de leur contenus par une opposition de gauche aussi irresponsable que démagogique.
Cette opposition, depuis un an, tire à boulets rouges sur toutes les réformes, entretient le mensonge sur l'état réel de notre pays, cristallise les mécontentements pour son plus grand profit électoral et politique, se gardant bien de proposer quoique ce soit de constructif pour aider les Français à sortir d'un système de gouvernance éculé, rétrograde et désastreux.
Elle s'accroche aux 35 heures, à la retraite à 60 ans, refuse l'allongement de la durée de cotisation pour une retraite à taux plein, alors que tout le monde sait que le pouvoir d'achat n'augmentera pas en travaillant moins, ou que les retraites seront en faillite si l'on ne prend pas à bras le corps cette réforme pour la mener à son terme.
Cette opposition, en cheville avec les syndicats, pousse nos lycéens dans la rue pour faire plier le gouvernement; ils en sont arrivés là, jouer avec l'avenir et les études de nos enfants pour que l'on ne touche pas aux effectifs pléthoriques des fonctionnaires de l'éducation nationale
En s'adressant directement aux Français, Nicolas Sarkozy a déclaré qu'il maintiendrait le cap et ferait les réformes nécessaires pour le pays. Il n'a pas été élu pour être populaire, mais pour conduire une politique salutaire. S'il reconnaît, et c'est bien la preuve qu'il est à l'écoute des Français, qu'il a pu commettre des erreurs dans sa communication, ou que le travail de pédagogie a été insuffisant, il a aussi réaffirmé qu'il poursuivrait les orientations définies dans son pacte avec les Français. Il ne surfera pas avec les indices de popularité, préférant affronter les difficultés liées à la fonction suprême.
L'UMP soutient et soutiendra le chef de l'Etat dans sa difficile mission car contrairement à la gauche revancharde, inefficace et démagogique, elle privilégie l'intérêt du pays et de ses habitants, au confort douillet et facile des aboyeurs de tous bords!
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