Dois-t-on se réjouir de cette journée qui permet de parler de la condition de la femme et des discriminations dont elle est victime? Je ne le pense pas. Pour moi, la femme n’a pas besoin d’une journée pour mettre en évidence ses qualités et ses valeurs. C’est du 1er janvier au 31 décembre qu’elle les prouve ... Bien des efforts sont encore nécessaires pour un partage équitable des tâches, pour une véritable égalité hommes-femmes, dans le respect de leurs différences. La journée de la femme, la parité,… sont autant de mesures de « discrimination positive » nécessaires mais qui me choquent. Tant qu’il faudra des journées pour en parler et des mesures comme celles sur la « parité», c’est que le joug de la discrimination qui pèse sur les femmes n’aura pas été aboli. Il faut agir concrètement pour que les choses changent, pour qu’une femme, à capacité ou compétence égale, ait les mêmes chances qu’un homme d’accéder à un poste ou une situation de responsabilité. Sans parler d’obtenir l’égalité de traitement (de salaire) avec les hommes pour un travail égal… Je terminerai avec l’exemple de la parité en politique. La mesure part d’un bon sentiment mais aboutit parfois à des résultats pervers. Et l’on voit aujourd’hui des candidates mises en avant simplement parce que ce sont des femmes… Cela devient navrant. Alors je dis que la réflexion doit se poursuivre, le combat doit continuer. Il faut alléger les contraintes qui pèsent sur les femmes et les empêchent d’être aussi disponibles que les hommes dans l’accès aux responsabilités. La journée de la femme nous donne l’occasion de le dire haut et fort.