35 heures, retraites, dette

Ségolène Royal s’aligne sur Nicolas Sarkozy Après la vacuité de ses propositions, la voici qui reprend à son compte les analyses de l’UMP et de son candidat.

Invitée de RTL mercredi 17 janvier, la candidate socialiste a déclaré vouloir prendre « du recul » avec les 35 heures. Une réforme dont elle a reconnue que son « application uniforme et technocratique a créé des difficultés dans certaines entreprises et entraîné une dégradation des conditions de travail pour certains salariés ». Sur les retraites, si elle s’interdit « de montrer du doigt telle ou telle profession» avantagées par les régimes spéciaux, elle reconnaît à certains quelques privilèges, citant l’exemple de la SNCF. Enfin, sur la dette, sa réduction est « un objectif » qui doit être « poursuivi sans relâche » selon elle. Pour cela, elle entend emprunter plusieurs voies : « traquer les gaspillages, réformer le fonctionnement de l’Etat » et réduire le train de vie de l’Etat.

Par ses déclarations, la candidate socialiste se range ainsi aux analyses de l’UMP et de son candidat, Nicolas Sarkozy souligne Patrick Ollier.

Après l’annonce fracassante de François Hollande d’augmenter les impôts, aussi tôt démentie par sa compagne, voilà que celle-ci « prend totalement à contre-pied les propositions du PS qui est son principal soutien » relève le président de la Commission des Finances. « Encore un effort Mme Royal, nous sommes prêts à vous accueillir à l’UMP » finit d’ironiser le député des Hauts-de-Seine dans un communiqué.