MORT DU GENERAL DE GAULLE

On ne peut oublier qu’aujourd’hui, cela fait 46 ans que le Général de Gaulle s’en est allé.

1970-11-11

FIGAROVOX/CHRONIQUE – A l’occasion du 44ième anniversaire de la mort du général de Gaulle , Maxime Tandonnet rendait hommage au fondateur de la Ve République et s’interrogeait  sur son héritage.

L’Europe actuelle, celle des directives, des réglements et des sanctions de la cour de justice, correspond tout juste à celle dont il ne voulait à aucun prix.

Les institutions de la Ve République sont tous les jours foulées au pied. De Gaulle n’a jamais conçu un instant la dérive présidentialiste dont elles font l’objet depuis le quinquennat, avec un président de la République élu en même temps que l’Assemblée nationale, chef d’une majorité et assurant lui-même la politique quotidienne dans le moindre détail. Lui ne cessait de répéter que le chef de l’Etat devait être en charge de l’essentiel, «guide de la nation», arbitre au dessus des partis, fixer un cap et s’en remettre au Premier ministre pour gouverner le pays au quotidien. Le retour de la toute puissance des partis politiques, à travers le système des «primaires» pour désigner un candidat à la présidence de la République, par exemple, lui eût probablement répugné. En tout cas le naufrage actuel de l’institution présidentielle marque le paroxysme d’un long processus de trahison de l’héritage gaullien.

CONFERENCE DE PRESSE : PRIMAIRE

 

Primaire de la droite et du centre : mode d’emploi

CDP PRIMAIREIsabelle Chesa (à d,) et Jean-Luc Roux. espèrent une forte participation afin de légitimer les candidats qui vireront en tête du premier tour. / Photo L’Independant, Claude Boyer.

Les 20 et 27 novembre les électeurs pourront choisir entrer Sarkozy, Fillon, Juppé, Le Maire, Coppé, Poisson ou Kosciusko-Morizet. Sept candidats pour deux places en finale.

Dans l’Aude, les électeurs inscrits sur les listes électorales au 31 décembre de l’année dernière auront la faculté de participer à ce scrutin, qui, comme le rappelle Isabelle Chesa, la présidente de la fédération des Républicains de l’Aude, «est historique».

Les Audois auront à leur disposition lors de ces deux scrutins, 48 bureaux de vote répartis sur le département, seize dans chacune des trois circonscriptions. Il y aura donc bien moins de bureaux que pour une élection nationale classique. Si chaque grande ville disposera de son bureau, les électeurs ruraux, eux, devront se déplacer dans un bureau situé dans une commune proche de chez eux. Depuis avant-hier, un site Internet a été ouvert (www. primaire2016.org) et permet en fonction de son lieu habituel de résidence de connaître l’adresse du bureau de vote. Dans les villes, comme à Carcassonne, les bureaux de vote traditionnels ont été regroupés, il devrait donc être aisé de les retrouver (on en compte sept pour le chef-lieu).

Le 20 novembre, entre 8 heures et 19 heures, les citoyens désireux de participer à la désignation du candidat de droite ou du centre pour la Présidentielle de 2017, auront à signer la Charte de l’alternance et à verser 2 €. «Une somme, précise Jean-Luc Roux, délégué de circonscription, qui permet de couvrir les frais engendrés par cette élection». Le reste de l’opération est classique. Vérification de l’identité du votant, choix des bulletins, isoloir, urne et émargement.

À l’issue du scrutin, les présidents communiqueront les résultats à la Haute Autorité qui supervise les opérations. C’est elle également qui proclamera les résultats et non le parti.

La Dépêche du Midi