UN POUR TOUS ! TOUS POURRIS ! ET APRES ?…

Dans le tourbillon du monde, où une information chasse l’autre avant qu’on ait pu la comprendre, quand le superficiel submerge la profondeur des idées, il est bon parfois de savoir prendre le temps de la réflexion

Le scandale Cahuzac a provoqué une grande indignation chez les Français. Ils ont été trompés par un homme qui avait enfourché un cheval de bataille auquel certains voulaient croire : une République exemplaire. L’énormité de la tromperie ne pouvait qu’engendrer des réactions violentes, assorties de commentaires virulents, excessifs, réducteurs, et par conséquent  » dévastateurs »


Oui, la République a été dévastée par ce mensonge. Le mal est fait, le plus grand étant la perte de toute crédibilité de la parole publique . Qui pourra croire désormais à la sincérité d’un élu, sans avoir dans un recoin de son cerveau, une parcelle de doute légitime? Le « tous pourris », l’anti parlementarisme primaire, ont envahi toutes les conversations.


77% des Français ne font plus confiance aux hommes politiques, et il y a fort à craindre que ce rejet fasse les beaux jours de l’abstention aux prochaines élections. Doit-on craindre aussi que le dégoût ressenti puisse conduire aux votes extrêmes?

Nous verrons, et je ne prends pas position, car si les brebis galeuses existent partout, à gauche comme à droite, il y a aussi des gens honnêtes et intègres, à gauche comme à droite .


Quelqu’un a dit un jour que ce n’est pas en disant la vérité au peuple que l’on pouvait espérer être élu !

En reprenant cet axiome, je veux faire le distinguo entre les formes de mensonges. Cahuzac a menti sur son enrichissement personnel, l’a dissimulé, et a imposé une rigueur financière aux Français , alors qu’il trichait honteusement en se soustrayant aux impôts dus par tous. Pouvait-il devenir Maire, député, ministre, en avouant sa fraude aux électeurs? Bien sur que non ! L’attrait du pouvoir l’a rendu fou, au point de s’enfermer dans une logique sans issue. Et provoquer le séisme que nous connaissons……..

Hollande ( ou Sarkozy ) pouvaient-ils être élus en proposant au peuple du sang et des larmes? Bien sur que non ! Alors, le mensonge politique par omission, si répandu dans les allées du pouvoir, devenu banal et omni présent depuis des lustres, a servi la campagne des deux prétendants.

Pourquoi ont -ils agit ainsi? Parce que le peuple, les braves électeurs, n’ont pas voulu entendre la vérité. Ils la devinaient, la sentaient, savaient que la crise était présente, bien réelle, difficile à affronter. On a préféré se mettre la tête dans le sable, dire que la crise ne nous toucherait pas, et puis, il y avait « le rêve qui devait être ré-enchanté ! » n’est-ce pas ?

Alors, Hollande a minimisé, louvoyé, dénié, menti, promis, fait espérer, pour, une fois élu, désespérer le peuple et plus particulièrement son électorat. C’est à cette forme de mensonge que je m’attaque depuis des mois, en reprochant au Président, au gouvernement, à toute la majorité socialiste et alliés de nous prendre pour des billes! Je vous fais grâce ici de reprendre tout ce que j’ai dénoncé, les promesses non tenues et les reculades,les estimations et les caps les plus farfelus !!


Je crains aussi que les quelques projets ,couchés dans l’extrême urgence sur des papiers, pour « moraliser » la vie politique ,ne soient que des emplâtres sur des jambes de bois.

Je crains aussi et encore, que l’affaire Cahuzac n’ait pas accouché de tous ses secrets, et que le scandale soit plus grand que ce que nous en savons à l’heure actuelle.


Pour de nombreux électeurs, la politique est un marigot où pataugent des crocodiles prêts à tout bouffer !

Pourtant, sur ces eaux dangereuses, il reste encore des cygnes blancs, qui se sont engagés au nom d’un idéal, de valeurs, et qui se dévouent pour les Français. On les trouve aussi bien à droite qu’à gauche ou au centre de l’échiquier, pardon, de la mare. Faut-il les noyer sans autre forme de procès, parce que les crocos sont plus visibles et surtout plus répugnants?

Et quand bien même, vous l’électeur révolté et furieux que je comprends, je vous demande de réfléchir à cette question


Aussi, à l’avenir, soyez exigeants, demandez des comptes à vos élus, comparez leurs promesses et leurs réalisations, poussez les dans leurs derniers retranchements et ne signez pas, à la légère, des chèques en blanc au nom d’une idéologie.

C’est l’électeur qui moralisera la vie politique, s’il veut bien s’en donner la peine………..