"COMPARAISON N’EST PAS RAISON…"

(Carcassonne, image centre ville)

J’ai lu avec attention les propos de Jean Claude Pérez, parus dans un journal local.

Il fait part de ses projets pour la ville, à horizon 2015, s’il est réélu…….ce qui est loin d’être acquis, si je me réfère aux doléances qui me parviennent quotidiennement.

Pour la première fois et de façon claire, il affirme qu’il abandonnera son mandat de député….si la loi sur le cumul des mandats est votée par ses amis au pouvoir, ce qui est, là encore, une autre histoire. Mais revenons à Carcassonne.

Il veut faire de notre ville une autre Albi, ville qui l’inspire. C’est très louable, car il est vrai que la préfecture du Tarn est une vraie merveille.

Pour cela, il envisage la piétonisation totale du centre-ville. Outre le fait que cela ne serait pas une fin en soi, il démontre qu’il a bien mal étudié un dossier complexe, et que comparaison n’est pas raison.

Albi, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, tout comme la cite de Carcassonne et son canal du midi, a bénéficié, de la part des municipalités qui se sont succédées, d’un plan d’ensemble cohérent, réfléchi et mené à son terme de façon intelligente.

Ce plan de sauvegarde et de rénovation, initié et proposé par le Docteur Amalric, voté en conseil municipal en 1968, démarré en 1974, et accéléré à la fin des années 90 et début des années 2000, fût une véritable réussite. Il faut dire aussi que la population albigeoise a pleinement adhéré à ce vaste projet d’embellissement.

Pour ceux qui ont connu cette ville il y a 30 ou 35 ans en arrière, le cœur de ville, au pied de la Cathédrale Ste Cécile, ces quartiers qui ont pour noms le Vieil Alby et Castelviel, étaient à l’abandon, vieux, sales, délabrés.

Une grande opération de rénovation, consistant à mettre en valeur les maisons et les immeubles fût engagée : réfection des façades, des colombages nombreux, harmonisation du style typiquement médiéval, rénovations intérieures, incitation pour de nombreux artisans à venir installer leurs échoppes, ouvertures de petits restaurants et bars forts sympathiques, implantation de logements sociaux dans de vieux immeubles refaits à neufs, côtoyant des maisons bourgeoises habitées par les classes moyennes et supérieures.

Bref, une mixité parfaitement réussie, un ensemble architectural rarement constaté ailleurs qui fait l’admiration des centaines de milliers de touristes.

Bien entendu, tous les commerces installés au pied de la Cathédrale, dans la rue de Verdusse ou les rues adjacentes, bénéficient de retombées économiques importantes, et on ne s’y trompe pas en voyant les enseignes de grandes franchises, et des boutiques accueillantes, qui font le plein de chalands.

Ce n’est qu’à l’issue de ces grands travaux que fût mise en place la piétonisation, avec, à proximité au Monument aux Morts un parking réaménagé pour le stationnement automobile.

Si Albi est l’inspiration de M.Perez, il en manque sérieusement, de l’inspiration, pour prendre le problème à l’envers. Il est vrai aussi que Carcassonne a de nombreux atouts, inexploités, car une vision d’ensemble dans un schéma structurant fait défaut, et n’a jamais été proposé par l’équipe en place.

Il a été décidé il y a plusieurs années la mise en oeuvre d’opérations programmées de réhabilitation et de rénovation de l’habitat, complétées par des opérations Malraux dans un cadre précis d’une bastide située en secteur sauvegardé.

Mais à la différence d’Albi, dont l’architecture des quartiers anciens et des immeubles revêtait une unité et des caractéristiques très particulières (colombages, briques foraines rouges, etc.) la bastide n’est pas classée à l’UNESCO, et le centre ville de Carcassonne ne dispose pas de cette unité architecturale même si quelques demeures ou hôtel particuliers datant du XIX eme restent intéressants et méritent notre attention.

Mais en politique comme en matière d’aménagement urbain ou en matière d’équipement commercial il faut être cohérent et compétent…

Et en la matière Jean Claude PEREZ, ne peut prétendre revitaliser un centre ville qui est en train de se vider à vitesse grand V de tout ses commerces, en poursuivant le développement exponentiel des zones d’activités ;

Dans ces conditions piétonniser pourquoi faire, et pour qui ?

Quant à construire une pyramide de verre sur le parking des halles, (y aurait-il encore des voitures qui circuleraient ?…) je me pose la question de savoir si J.C.Perez n’aurait pas la prétention de se comparer à F.Mitterrand, avec sa pyramide du Louvre à Paris.

La démesure et le grandiose sont toujours l’apanage de ceux qui dépensent l’argent qu’ils n’ont pas, mais qu’ils savent trouver dans la poche du contribuable.

Nous aurons l’occasion de reparler tres vite de tout ça…

(Albi centre ville rénové)

LE VILLAGE DES ASSOCIATIONS

Heureuse de retrouver les associations réunies dans l’enceinte de l’espace Albert Domec ce 15 septembre 2012 dans le cadre du village associatif.

Je n’avais pu l’an dernier me rendre à cette manifestation.

L’occasion pour moi de saluer celles et ceux avec qui, pendant une trop courte période, j’ai travaillé durant ma dernière délégation municipale comme adjointe au Maire ;

Ce fut une période très enrichissante de soutenir ces centaines de bénévoles qui au quotidien travaillent pour leurs concitoyens, et qui sont l’expression non seulement du dynamisme de la ville, mais aussi de l’humanisme nécessaire et indispensable à une société qui se recroqueville et dans laquelle les individus peuvent sentir parfois une pesante solitude.

Un merci très respectueux pour leur dévouement et leur disponibilité.