PILPA " CHRONIQUE D’UNE MORT PREMEDITEE ? "

J’ai souvent dénoncé dans différents billets de ce blog le système d’une économie mondialisée.

Carcassonne et les salariés de l’usine PILPA vont faire les frais de cette gestion perverse et passive.

Gestion passive car aux motifs invoqués de difficultés face à la concurrence et de pertes de marché, les patrons d’aujourd’hui vont aller à la facilité : Réduire des frais et donc fermer, en sacrifiant l’outil industriel et les hommes qui le font fonctionner.

La quasi totalité de ces patrons d’ailleurs qui exercent dans ces grands groupes ne connaissent la plus part du temps, ni en blanc ni en noir, les cœurs de métiers de l’entreprise qu’ils dirigent.

Formés selon un modèle standard, ils vont vous parler, d’Ebit, de fond de roulement, de taux de service, de charges de rentabilité etc., mais jamais ils ne vous parleront de leur personnels, voire de leurs clients, ils ne les connaissent pas.

Comment voulez vous que dans ces conditions, ils puissent proposer des solutions internes qui auraient pour but d’améliorer le fonctionnement d’une boite et d’assurer son meilleur positionnement sur un marché ;

Alors, ignares de chez ignares ; ils proposent la facilité : fermer, licencier, sacrifier, pressés qu’ils sont par la meute des actionnaires, qui craignent pour leur dividendes.

En contre partie, pour être en accord avec la législation, le Directeur France du groupe Anglais R&R, propose aux 127 salariés de l’unité de Carcassonne une possibilité de reclassement pour une vingtaine d’entre eux en Angleterre et je ne sais ou encore.

Savez vous que si c’était un ado qui fasse ce type de raisonnement empreint de tant de mauvaise foi on lui collerai une raclée ;


Mais on ne peut qu’à peine en vouloir au sieur Rolland, malheureux exécuteur, de basses œuvres soumis aux dictats de l’AG des actionnaires.

En attendant, ce sera 127 licenciements, 127 familles dans la difficulté et dans la détresse, pour la plupart des Carcassonnais, et la plus grosse, et la plus ancienne unité de production de la ville qui disparaît avec son lot de dommages collatéraux. C’est inacceptable

Quand à l’exposé des motifs plus ou moins adroitement exposé pour justifier cette disparition, ils sont fallacieux, irrespectueux, minables et dérisoires