"CHAQUE CHOSE EN SON TEMPS"

C’est un fait remarquable : en France, alors qu’une élection n’est pas terminée, les politiques et les commentateurs pensent déjà à la suivante.

Ainsi, nous entendons déjà beaucoup parler des présidentielles de 2017, comme si on pouvait occulter tout ce qui nous attend durant les cinq prochaines années à venir !!

Au lendemain du premier tour de ces législatives, j’ai été contactée par les journalistes locaux ; je les remercie de tant de sollicitude et de l’intérêt qu’ils portent à mes analyses politiques.

Cependant, il demeure qu’un second tour a lieu dimanche prochain, et qu’il serait, pour moi, inconvenant de commenter les résultats partiels du 10 juin et ceux à venir que nous ne connaissons pas. Je veux bien analyser des faits, chiffres à l’appui, mais je n’ai pas pour habitude de me prononcer sur des spéculations ou des hypothèses.

Ce serait faire insulte aux électeurs qui se prononceront en toute liberté, qui feront un choix que je ne connais pas à ce jour, et ce n’est qu’en possession de résultats globaux et définitifs que je pourrais, éventuellement, donner mon point de vue à la presse, si elle me sollicite à nouveau.

Je laisse donc aux acteurs impliqués dans ces élections le soin de s’exprimer, de faire campagne, ce qui me paraît légitime, en soulignant que je ne suis qu’une observatrice attentive de ce qui se déroule et qui engage notre avenir, que ce soit au plan local ou national.

"LA GUERRE DES DEUX BELLES" ou "LE DEUXIEME SIEGE DE LA ROCHELLE"

Posons le décor : A gauche, un secrétaire fédéral du PS, implanté localement et candidat aux législatives, Olivier Falorni. Toujours à gauche, une candidate parachutée qui veut évincer le premier, Ségolène Royal.

Le PS demande au premier de retirer sa candidature, afin de favoriser la postulante au perchoir de l’Assemblée Nationale. Refus du récalcitrant (on peut le comprendre) et s’en suit immédiatement une exclusion à son encontre du PS.

Mais le bougre se maintient et au soir du premier tour, arrive juste derrière la diva des Charente.

A nouveau Falorni est prié de déguerpir, par la menace ou pour la morale (la morale, laissez moi rire !) mais l’homme est têtu et se maintient………

Au PS, on envoie l’artillerie lourde sur place, en la personne de M.Aubry flanquée de sa copine rigolote Cécile Duflot, pour soutenir une Ségolène en grand danger de tout perdre, de prendre une veste mémorable (encore une)

Forte du soutien de son « amie » (on sait tous l’amour qu’elles se portent), forte du soutien de François, son ex mari, qui lui permet de publier sur sa profession de foi un texte sans équivoque la donnant comme seule candidate officielle de la gauche, Ségolène et ses deux camarades donnent une conférence de presse des plus médiatisées( BFM TV, i Télé), le renfort des télés n’étant pas à négliger !

Tout baigne jusqu’aux environs de midi, heure choisie et concomitante avec la démonstration de force télévisuelle, par Valérie Trierweiler (compagne du Président de la République) pour annoncer sur Twitter son soutien à ………..Olivier Falorni !!!

Tous les médias, d’abord sceptiques (on parle de piratage du compte twitter de Valérie) vérifient l’information, ont la confirmation de l’intéressée qui persiste et signe, et annoncent la « bombe » lâchée par la « first girl friend »

Comme effet dévastateur, on ne fait guère mieux !

Belle contre belle, on verra qui gagne. Mais Flamby doit se liquéfier et trembloter, comme quand on démoule le flan qui porte ce nom.


Tout cela pour vous dire que lorsque la gauche, en ce moment ,se moque de la droite et la traite de façon condescendante, elle prend une gifle dont elle se serait bien passée.

A tous ces donneurs de leçons, merci, oui merci de nous offrir ce spectacle Courtelinesque qui nous fait tant rire !

Et peut-être que dimanche prochain La Rochelle entrera dans l’Histoire politique si la Madone de Poitou Charente est battue, ce qui ne serait pas pour nous déplaire !!

On pourrait alors dire qu’il y a une vraie morale à ce vaudeville…………et regretter que la politique, incarnée par ces « hauts personnages » de l’Etat, soit tombée si bas.