"AUX URNES CITOYENS"

Les élections législatives, fragmentées en près de six cents circonscriptions, offrent un spectacle moins dramatique que l’élection présidentielle, avec ce duel final qui tue l’un des deux protagonistes


Pour cette raison, et aussi parce que les médias nous endorment en nous faisant croire qu’elles ne sont qu’une formalité, elles intéressent et mobilisent moins les Français.

C’est une totale erreur de perspective, dont les conséquences pourraient être fatales, car, contrairement à ce qu’on croit souvent, c’est l’Assemblée nationale qui détient la réalité du pouvoir.

En temps ordinaire, le président de la République donne l’impression d’exercer le pouvoir suprême à condition qu’il soit en fait le chef de la majorité parlementaire.

Mais la Constitution ne lui confère officiellement que peu de pouvoirs, y compris sur le «domaine réservé» (affaires étrangère set défense), qui n’est réservé par aucun texte.

Si le président et l’Assemblée nationale ne sont pas du même bord politique, on est en situation de cohabitation et c’est le premier ministre, chef de la majorité, qui exerce la réalité du pouvoir.

L’enjeu des prochaines élections législatives est donc décisif. On est presque dans le «tout ou rien». Si la droite l’emporte, elle pourra appliquer sa politique et la gauche en sera réduite aux escarmouches.

Si c’est la gauche qui gagne, non seulement c’est elle qui gouvernera, mais elle sera en situation d’hégémonie politique, puisqu’elle détient déjà la plupart des grandes villes, la majorité des départements, la quasi-totalité des régions, le Sénat et la présidence de la République. Ce serait la première fois en France que cette situation se produirait.

Pour cette consultation, Il ne s’agit plus de diaboliser l’extrême droite, comme la droite «classique» l’a trop souvent fait de façon stupide, mais il faut éviter pour le second tour, cette arme mortelle qu’est la multiplication des triangulaires.

C’est ce qui s’est produit en 1997 et c’est ce qui nous a valu cinq années de gouvernement Jospin.

Ne faisons pas fonctionner nous-mêmes la machine infernale mise au point par Mitterrand pour détruire la droite il y a plus de trente ans. Ce serait le meilleur moyen pour qu’une hypothétique recomposition de la droite ne soit en fait synonyme d’éclatement de la droite et de pouvoir socialiste pour vingt ou trente ans.

Quand on examine ce qui vient de se passer depuis le 15 mai date officielle de l’installation de François Hollande, on ne peut que se mobiliser pour que le massacre de la France ne se poursuive pas.

Son entrée dans la diplomatie internationale, que de façon quasi unanime la gauche a qualifié d’exemplaire, n’illustre que le début d’une marginalisation de notre pays, même si les dirigeants étrangers ont montré une naturelle politesse et considération envers le nouveau Président Français tout frais élu, issu du suffrage universel.

Que s’est il passé en Europe ? Rien

En Afghânistân on rapatrie les troupes combattantes, moins d’un tiers des effectifs engagés… esbroufe,

Par contre depuis qu’Alain JUPPE a quitté le gouvernement, a moins que cela m’ait échappé, mais rien n’est dit et surtout aucune initiative n’est prise pour empêcher l’agonie du peuple syrien ; Cela n’est pas à l’honneur des humanistes nés, apanage du peuple de gauche ;

Sur le plan intérieur, l’histoire se répète, mais il sera dit que chaque fois que la gauche arrive au pouvoir elle bénéficie de circonstances qui lui confèrent une certaine chance puisque le prix des carburants a considérablement baissé sans qu’elle n’ait eu à faire la moindre action.

Par contre elle a enclenché la spirale des dépenses dépensière. 20 milliards de dépenses publiques supplémentaires d’ici cinq ans », c’est ce que coûteront les premières décisions du gouvernement affirme Gilles Carrez, rapporteur général du Budget dans l’Assemblée nationale sortante

Le député UMP du Val-de-Marne explique que « la hausse du Smic joue contre l’emploi. D’autant que les entreprises devront aussi faire face au relèvement des cotisations retraite, pour financer les départs à 60 ans ». Il ajoute qu' »en ajoutant à ces deux mesures l’allocation de rentrée scolaire et la fin du non-remplacement d’un départ à la retraite sur deux des fonctionnaires, on arrives à un chiffre éloquent : un mois de décisions socialistes, c’est 20 milliards de dépenses publiques supplémentaires d’ici cinq ans, soit l’équivalent de 1% de la richesse nationale ». Gilles Carrez estime également que « comme la chasse aux riches rapportera moins que prévu, ce sont les classes moyennes qui paieront l’addition ».

Quand à François Hollande, il est devenu le spécialiste du « para normal »

En effet la photo officielle, « œuvre » de Depardon, met en exergue l’incroyable mépris du nouveau président pour son pays la France puisque, a part lui sur le cliché, on devine a peine le drapeau Français, flou, dans le lointain et qui, par parenthèse et de la façon dont il est positionné, s’apparente plus au drapeau Hollandais qu’a notre bannière tricolore.

Tout cela me fait dire, même si je parais excessive que la France de Hollande n’est pas ma France.

Nous n’avons nul besoin d’expérimentation.

Les fruits d’un gouvernement socialiste, nous connaissons. Nous avons assez donné, depuis plus de trente ans, pour savoir qu’ils sont empoisonnés.

La seule question est non pas de se demander si les drogues socialistes sont bénéfiques ou nocives, mais d’évaluer leur degré de nocivité.

Il faut donc, pour le bien de la France, saisir toutes les occasions d’entraver ou d’arrêter ce traitement mortifère.

Dans ce scrutin plus que jamais, la victoire devra se conquérir non pas tant sur de grands thèmes que voix par voix, électeur par électeur.

Le 10 et le 17 juin, chaque citoyen de droite devra se sentir détenteur et responsable d’une parcelle de pouvoir qui pourra être décisive. Toute démobilisation relèvera de la désertion. Chaque citoyen de droite devra se sentir l’âme d’un militant qui fait partager ses idées et ses convictions par tout son entourage.

A ce prix, chaque citoyen de droite pourra avoir l’intense satisfaction d’avoir été un artisan de la victoire.

Pour nous sur la première circonscription de l’Aude, sans hésitation ni Etat d’âmes, « ce sera Monique BOONEN »