"LA FRANCE AU BORD DU GOUFFRE" La gauche au pouvoir en 2012…..

La gauche au pouvoir en 2012 : des dégâts immédiats et irréversibles

L’un des facteurs de démobilisation de l’électorat de droite, c’est l’illusion assez répandue selon laquelle les élections du printemps 2012 seraient quasiment sans enjeux d’importance

La formule soi-disant spirituelle selon laquelle, de toute façon, c’est l’UMPS qui restera au pouvoir renforce cet état d’esprit. Une fois de plus, les « demi-habiles » méritent le prix de la sottise.

En fait, l’accession de la gauche au pouvoir en mai et juin aurait pour la France des conséquences catastrophiques, dont certaines seraient irréversibles.

En 1981, la gauche au pouvoir avait réussi, en deux ans, à pratiquer trois dévaluations et à conduire la France au bord du gouffre, ce qui l’avait obligée à pratiquer ensuite une politique d’austérité ravageuse. Mais, la situation de 2012 n’est pas la même. C’est vrai : elle est bien pire.

En 1981, l’économie mondiale était en régime de croisière, sans turbulences particulières, et les caisses de l’Etat étaient bien garnies. La situation d’aujourd’hui, on le sait, est exactement à l’inverse.

Avec une coalition hétéroclite, et se détestant cordialement, comprenant certains éléments pathologiquement anti-économiques (Mélenchon, les écolos), pilotée par un «capitaine de pédalo» (dixit l’un des équipiers) totalement inexpérimenté et congénitalement indécis, on ne voit pas par quel miracle l’équilibre serait maintenu.

Quel poids pèsera sur le monde de l’économie et de la finance, cette gauche socialiste considérée déjà depuis longtemps comme la plus irresponsable d’Europe

Quand on voit déjà la violence des assauts auxquels a du et a pu faire face Nicolas Sarkozy grâce à son sang-froid, à son esprit de décision et à la solidité de son assise politique, on n’ose imaginer la figure que ferait, sur la scène internationale, la France représentée par le trio surréaliste composé de Hollande, Mélenchon et Joly.

Hollande qui se rends compte de cela essaye bien d’échapper en essayant dans son pseudo programme de ne pas trop agiter la couleur rouge ou verte afin de ne pas effrayer ce monde de la finance dont il dit avoir horreur… Mais il s’y prend à sa manière, c’est-à-dire dans un style étriqué et roublard, en pratiquant la tactique de l’anguille qui échappe à la prise par sa viscosité.

Il parle par exemple de l’embauche de 60000 salariés dans l ‘éducation nationale et les remplace aussitôt par un redéploiement dans la fonction publique ! Croit-il gagner sur les deux tableaux? il ne peut en fait tromper que les incultes.

Mais il ne trompera pas tout le monde, loin de là. Quels que soient les tours de passe-passe fallacieusement techniques auxquels il puisse avoir recours, il ne pourra pas masquer la logique de sa stratégie qui l’obligera, dans un premier temps, à donner quelques satisfactions matérielles à sa clientèle, et il n’aura d’autre moyen à sa disposition pour faire face aux dépenses que d’augmenter les impôts, prétendument aux dépens des riches, mais en fait aux dépens de la classe moyenne.

Quelle que soit l’affectation particulière de telle ou telle dépense, il est dans la nature du socialisme français de mettre en place, lorsqu’il accède au pouvoir, le couple infernal : augmentation des dépenses publiques et financement par une source unique, l’impôt.

Ce qui peut varier au fil du temps, c’est l’habillage, la présentation, voire simplement le nom.

Il y a en politique comme en biologie, des, je vais appeler cela, des déterminismes (pour être gentille) génétiques aux quels on n’échappe pas, si ruineuses que puissent en être les conséquences prévisibles.

On connaît l’anecdote du scorpion qui, voulant traverser un ruisseau alors qu’il ne sait pas nager, demande à une grenouille de lui rendre ce service en le prenant sur son dos.

Celle-ci refuse d’abord, mais finit par se laisser convaincre par l’argument selon lequel le scorpion n’a pas intérêt à la piquer mortellement, puisque la mort de la grenouille entraînerait sa propre mort par noyade.

Pourtant, au milieu du ruisseau, il administre sa piqûre mortelle et il a le temps de déclarer à la grenouille éperdue, avant leur noyade commune : « Je suis désolé, mais je n’ai pas pu échapper à ma nature de scorpion. Tu n’aurais jamais dû me faire confiance ».

Petite fable à méditer par les naïfs qui croient que, cette fois-ci, contrairement à ce qu’enseignent toutes les expériences passées, les socialistes feront autre chose que du socialisme et qu’il n’y a pas de risque à leur faire confiance.

Le malheur est, que ce ne seront pas seulement les naïfs qui seront les victimes, de leur coupable légèreté.

Dans les sociétés anciennes, qui marchaient au pas du cheval de poste, on avait le temps, après une expérience malheureuse, de se ressaisir et de redresser la situation. Aujourd’hui, à l’ère de l’aviation transcontinentale et de l’informatique, il n’y a plus de coups d’essai à blanc.

La chute, une fois entamée, s’accélère follement et devient irréversible à l’échelle de plusieurs générations.

Un électeur averti en vaut deux…

Prochain billet: »Battre la gauche une ardente et impérieuse obligation »