"LA CHAMALLOWATITUDE"

A l’heure où j’écris ce billet, le sommet du G20 n’est pas encore terminé.

Cependant, et avant d’en tirer quelques conclusions,l’observation des dix jours qui viennent de s’écouler sont riches d’enseignements.

Le sommet européen de Bruxelles, qui s’est déroulé dans un climat extrêmement tendu, a vu le couple franco-allemand tenir solidement la barre dans la tempête politico-financière qui assaille l’Europe. Il a réussi un accord sur la recapitalisation des banques, sur l’abandon ,à hauteur de 100 milliards ,d’une partie de la dette souveraine grecque, permettant ainsi de calmer la spéculation boursière et le sauvetage (provisoire?)de ce pays au bord de la faillite.


Nous pensions alors, à l’issue de ce sommet, que le G20 pourrait traiter les autres problèmes en suspens.


C’était sans compter sur la versatilité ( ou le coup tordu )du plus madré SOCIALISTE européen, G.Papandréou, qui décide, sans aucune concertation avec ses partenaires, de proposer un référendum à son peuple.

Patatras, il fout tout par terre ! Les bourses s’éffondrent, les dirigeants européens sont stupéfaits et obligés de convoquer en urgence le premier ministre Grec. Ils le tancent vertement, lui faisant comprendre à quel point il joue ,de façon la plus irresponsable qui soit, avec le feu.

Le travail intense, les prises de décisions et de responsabilité, qui caractérisent ces dix derniers jours, sont à mettre au crédit de M.Merkel et de N.Sarkozy. Cela a d’ailleurs été reconnu et mis en exergue par le Président Obama et le Président chinois HU.


Pendant ce temps là, que faisaient NOS SOCIALISTES français?


Ils ont tout d’abord, « solidarité » oblige, soutenu le Grec et fortement critiqué N.Sarkozy; ( savent-ils faire autre chose?).

Puis, voyant la tournure des évènements, ils ont fait savoir, dans des communiqués des plus alambiqués, que pour le référendum, finalement, ils n’étaient ni pour, ni contre……..

Bien sur, il faut les comprendre, ils avaient des problèmes autrement sérieux à résoudre : le parachutage de Ségolène à La Rochelle, qui déclanche un beau b…… dans la fédération concernée, et l’affaire Guérini à Marseille. Ce dernier leur a répondu d’aller se faire voir………chez les grecs?

Tout penaud, B.Hamon ( obligé de monter au créneau) a du expliquer que son parti ne pouvait pas l’obliger à démissionner. Bon . Il ne peut pas l’exclure, non plus? Il semble que non : il doit y avoir des dossiers qui traînent à Marseille que Martine ne tient pas à voir revenir en surface…..

Interrogé à ce sujet, F.Hollande , en se redressant face aux caméras, a répondu:  » Je ne m’occupe pas de ces sujets, je suis candidat à l’élection présidentielle et je m’adresse aux français ! « 


Vous avez découvert, chers amis ,la Chamallowatitude.

En 2012, nous aurons à choisir. Il y en a un qui me fait frémir !!!!!