SENS DE CIRCULATION : UNE AFFAIRE DE BON SENS

Chaque fois qu’il y a eu un changement de sens de circulation dans notre bonne et vieille bastide, la municipalité concernée a toujours argumenté les raisons de ces choix.

Il semble qu’aujourd’hui l’argument, selon lequel il fallait modifier le sens de la moitié de la rue BARBES et de la rue Jean BRINGER pour faciliter l’accès à l’hôtel des postes, laisse perplexe…

Cet argument est bien fumeux aussi au regard de ceux qui revendiquent le fait de ne plus vouloir faire de l’urbanisme au « coup par coup ».

Bref, comme la piétonisation de la rue de l’aigle d’or, ces modifications ne facilitent ni la circulation en ville ni l’accès aux commerces locaux, ce qui reste paradoxal devant les efforts de revitalisation du centre-ville.

Il vaudrait mieux lutter contre le stationnement sauvage, planifier correctement l’organisation des chantiers en bastide, et organiser la collecte des déchets pendant des heures creuses, pour que tout le monde s’en trouve mieux ;

Alors du sens de circulation on se fout mais du bon sens on en demande…

AIRE DE GRAND PASSAGE : ILLUSTRATION DU CENTRALISME DEMOCRATIQUE

Centralisme démocratique : Système consistant a débattre sur des questions importantes voire fondamentales, mais dont la discussion n’engendrera pas de décision vu que ces dernières ont déjà été prises.

Largement pratiqué et revendiqué, de Waldeck Rochet à robert Hue via Georges Marchais par le parti communiste Français, à l’époque ou place du colonel Fabien le comité central et son secrétaire général faisait la doctrine

Le centralisme démocratique est l’un des fondements des organisations léninistes, dixit Wikipedia.

En d’autres termes, démocratie participative, consultations inutile de la population dans l’objectif de l’endormir, aboutissant inexorablement au « foutage de gueule organisé ».

Tout ce préalable pour illustrer la façon dont a été traité le dossier de l’Aire de grand passage pour les gens du voyage, par la direction et les élus de la CAC, pour « imposer » un choix déjà effectué.

Déja effectué depuis quelques temps, preuve en est , le fait que les travaux comme l’indique la presse de ces derniers jours sont en cours de réalisation.


Choix contestable, car le futur emplacement se situe sur un emplacement jouxtant des zones urbanisées, et qu’au dire de la presse il compromettrait un projet de développement commercial, (qu’en pense le premier vice-président chargé du développement économique de la CAC), et choix contesté d’ailleurs car malgré les apparences et le tapage qu’il a provoqué il a été pris à la hussarde; il ne pouvait en être autrement quand on connaît le fonctionnement des responsables.

Je reconnais, par ailleur, que cette obligation légale émanant de la Circulaire 2001-49 du 05 juillet 2001 ne va pas sans poser de difficultés aux collectivités qui doivent y faire face, et que depuis longtemps la problématique est posée sans qu’aucune réponse n’ait été apportée ;

J’ai fait moi-même partie de plusieurs équipes municipales qui en leur temps, n’ont pas réglé ce problème et je le regrette, car, ce siècle, qui est celui de la communication, des réseaux sociaux etc. etc.…, est aussi le siècle qui engendre paradoxalement un individualisme et une inhumanité insupportable que les collectivités doivent, par leur action, atténuer.

Pour votre information vous trouverez en annexe deux documents vous permettant de vous faire une idée sur les aires de grands passages.

A propos de la Circulaire 2001-49 du 05 juillet 2001 LES AIRES DE GRAND PASSAGE

Elles sont destinées à recevoir des grands groupes de 50 à 200 caravanes voyageant ensemble, Notamment ceux convergeant vers les lieux de grands rassemblements traditionnels ou occasionnels.

 Les aires de grand passage ne sont pas ouvertes en permanence mais seulement accessibles en tant que besoin.

 Une ou plusieurs aires de grand passage doivent être prévues au schéma départemental.

 La capacité est fonction des besoins.

 Elles peuvent être envisagées hors des zones urbanisées et constructibles des plans locaux d’urbanisme car elles ne nécessitent pas d’aménagement ou de construction justifiant d’un permis de construire.

 La durée de séjour est brève et varie de quelques jours à quelques semaines maximum.

 Une superficie suffisante doit être prévue, avec un accès routier en rapport avec la circulation attendue, des sols suffisamment portants pour rester praticables quelles que soient les conditions climatiques.

 L’équipement doit comporter :  soit une alimentation permanente en eau, en électricité et un assainissement  soit la mise en place d’un dispositif permettant d’assurer l’alimentation en eau ainsi que la collecte du contenu des WC chimiques des caravanes et des eaux usées, qui sera mobilisé lors de la présence des groupes.

 dans tous les cas, un dispositif de ramassage des ordures ménagères mobilisé lors de la présence des groupes.

 Pas de dispositif de gestion mais des moyens humains et en matériels permettant à tout moment d’ouvrir les aires lors de l’arrivée des grands groupes

 Les aires de grand passage bénéficient de financements de l’Etat pour l’investissement ( Décret 2001-541 du 25 juin 2001) mais ne bénéficient pas d’aide à la gestion de la part de l’Etat.