LE BARON PEYRUSSE HONORE

Mais qui est Guillaume Joseph baron PEYRUSSE né le 14 juin 1776.

Il part le 18 septembre 1793 comme chasseur au bataillon de la masse, puis devient secrétaire d’état-major à l’armée des Pyrénées-Orientales de 1793 à 1800, date à laquelle il tombe malade et reçoit son congé définitif le 24 juillet 1800. Il regagne Carcassonne et jusqu’en 1805 travaille dans les affaires de sa famille.


Les bonnes relations de son frère André avec Estève, trésorier général de la Couronne, lui permettent de rentrer dans ce service le 2 octobre 1805 comme employé du Trésor de la Couronne. Inspecteur le 1er février 1808, il fait la campagne de 1809 en Autriche, puis devient payeur de l’ambassade chargée d’aller recevoir l’impératrice Marie-Louise à Braunau.

Nommé chef des recettes du Trésor le 20 février 1810, il fait, comme payeur, les campagnes de Russie, de Saxe et de France. Il est nommé le 26 février 1814 sousinspecteur des revues dans la garde et chevalier de la Légion d’honneur. Après Saint-Dizier le 23 mars 1814, il suit Napoléon à l’île d’Elbe comme trésorier.

Durant les Cent- Jours, il est trésorier général de la Couronne et officier de la Légion d’honneur le 21 juin 1815. À la seconde Restauration, il se retire à Carcassonne d’abord chez ses parents, puis dans son domaine de Laissac dans la commune de Limousis. La Restauration lui laisse son titre de baron décerné par Napoléon le 27 mars 1815, mais il ne reprend une activité qu’à l’avènement de Louis-Philippe, en étant nommé sous-intendant militaire le 21 juin 1831.


Conseiller municipal de la ville de Carcassonne le 13 septembre 1831, il devient maire de la ville du 12 décembre 1832 au 5 octobre 1835, puis membre du conseil général de l’Aude de 1840 à 1842, et est enfin élu président de la société des sciences et arts.


Il s’est marié à Carcassonne le 2 décembre 1818 avec Marie- Antoinette Cabal Roujan (23 décembre 1794 – Carcassonne, 8 juin 1883). Une fille est issue de cette union : Louise née et décédée à Carcassonne (16 novembre 1819 – 8 juin 1883), qui se mariera avec Augustin Cornet le 17 avril 1847, sans postérité.


Dès qu’il connaît l’accusation de l’Empereur Napoléon Ier, il s’efforça, avec l’aide de son frère André et celle de son gendre, ainsi que des exécuteurs testamentaires de Napoléon, de justifier ses comptes. C’est d’ailleurs l’objet du livre Mémorial des archives du baron Peyrusse.


Lors d’un voyage à Carcassonne le 3 octobre 1852, le prince Napoléon reçoit très aimablement le baron Peyrusse. Le Second Empire proclamé, il est nommé commandeur de la Légion d’honneur le 1er juillet 1853. Il décède à Carcassonne le 27 mai 1860 et repose au cimetière Saint-Vincent de Carcassonne.

Sa tombe au cimetière St Vincent et la plaque qui a été dévoilée par le Maire et les représentants de l’association des amis de la Ville et de la Cité, historique fait par l’Abbé CAZEAUX avec bonhommie et précision

CARCASSONNE AGGLO :TERRES D’AUDACE OU TERRES D’ANGOISSE

L’ancien logo de la CAC aura duré 10 ans; son remplacement par une nouvelle symbolique marque la volonté de son président de rompre avec le passé;

C’est aussi le début du dogmatisme et la gouvernance du parti unique et de la vérité révélé qui fait son entrée au sein de l’agglomération Carcassonnaise; les thèmes et les propos contenus dans la gazette communautaire en sont l’illustration.

Mais la politique et le service aux concitoyens ce n’est pas qu’affaire de logo et de communication. C’est affaire de pragmatisme de vision de l’avenir et de gestion raisonnée.

Il semble que sur les grands dossiers,le bon chemin n’ai pas été pris…

AGGLO INFO N°1

La gestion responsable de l’agglo ;

Dans des périodes difficiles comme celle que nous traversons, que l’on soit un ménage, une entreprise, une administration ou une collectivité locale, la sagesse, la prudence et la raison imposent que l’on gère son porte monnaie en bon père de famille.

C’est ce que semble annoncer la nouvelle gazette de l’agglo qui titre : « un budget ambitieux, volontaire et responsable »

Dans son édito du numéro 21 agglo info, le président énumère les actions entreprises illustrant le titre de son propos, après avoir signalé en préalable que l’agglo bénéficierait d’un budget plus conséquent dans la mesure où, reforme des collectivités locales aidant, l’agglo récupère désormais les parts de la TA et du Foncier non bâti qui alimentaient les caisses du conseil général. (Personne ne critique plus cette réforme…bizarre)

Autre conséquence de la reforme des collectivités locales, la refonte de l’intercommunalité et la limitation du nombre de strates qui imposent désormais aux élus de se regrouper de façon plus intelligente, ce qui impliquera un élargissement important de la nouvelle agglo.

L’objectif étant a terme de faire des économies substantielles soulageant ainsi la fiscalité locale et par la même les prélèvements effectués sur les ménages et les entreprises.

Il semble que ce dernier objectif soit loin des préoccupations de nos nouveaux élus puisque, entre autre, dans son immense générosité et pour aider les « camarades » du conseil général, l’agglo du Carcassonnais soulage les finances de la collectivité départementale en embauchant de façon conséquente des cadres du conseil général selon le bon vieux principe des vases communicants.

L agglo vient de changer son logo et la formule de son outil de communication ou de propagande, on ne sait pas trop, document imprimé à Montpellier, comme s’il n’y avait pas sur notre secteur des imprimeries capables de réaliser de tel document ; Cette demarche rappelle celle de la Région Fréchiste dont le budget com avait été multiplié de façon outrancière…Wait end see

Dans la série des dépenses dites « maitrisées » le déménagement provisoire des services de l’agglo qui quittent les allées d’Iéna pour l’ancien bâtiment EDF du square Gambetta

Ce déménagement provisoire s’accompagne, il faut le savoir, de travaux très importants pour recevoir provisoirement dans ce qui devrait devenir la médiathèque de l’agglo, les services de la dite collectivité.


Ce bâtiment EDF reçoit aussi provisoirement les services du CIAS.

L’ensemble des services Agglo plus CIAS sont pressentis pour un nouveau déménagement dans les locaux de la Roseraie route de Narbonne. Ce bâtiment doit devenir le futur siège de l’agglo et du CIAS confondus, lorsque d’autres travaux lui permettront de remplir cette fonction.

Quand on connaît les bâtiments de l’EDF et ceux de La ROSERAIE on ne peut qu’être inquiets des destinations qu’on leur a assignées, en particulier quant aux dépenses faramineuses que la collectivité va devoir engager, pour faire des locaux EDF une médiathèque moderne spacieuse, claire et attrayante, et pour faire de la roseraie un bâtiment administratif fonctionnel, opérationnel et agréable.

Ces projets ont été lancés, a mon avis sans en mesurer ni la pérennité, ni la difficulté, ni le prix qu’il faudra payer.

Une parenthèse pour le bâtiment EDF dont les étages restent éclairés jours et nuits comme si c’était toujours électricité de France qui réglait la note.

Dans la rubrique investissement responsable , je souhaiterais que l’on nous explique la raison du changement du programme informatique du CIAS ; En effet jusqu’à maintenant dans le souci de mutualiser les services et de limiter les dépenses, un seul et même outil informatique était utilisé par les services de la Mairie et du CIAS, a la satisfaction de tous les services, que ce soit sur le plan de son efficacité ou de sa maintenance ; brusquement on sépare les deux programmes, et je pense que l’intention tient plus d’un souci de se démarquer de la « maison mère » que d’un souci de pragmatisme et de nécessité.( Il paraît même que Monsieur le Maire n’a pas apprécié la plaisanterie)

Il y a sur ces projets d’autres solutions et d’autres possibilités aussi « ambitieuses » et intelligentes dont je ferais peut-être état le moment venu.

Pour ce qui concerne le chapitre du développement économique, et le cas particulier des zones industrielles je m’interroge sur la nécessité de nouvelles acquisitions foncières alors que sur les zones déjà aménagées toutes les parcelles ne sont pas occupées ;

Je m’interroge surtout sur la définition d’une politique d’aménagement équilibrée qui protège le centre ville, que par ailleurs on essaie d’animer a renfort de « bouquinistes ».

L’aménagement du territoire equilibré et harmonieux doit être une préocupation et même une priorité, à condition que l’inconscience ou la démagogie n’en fassent pas une politique de « déménagement du territoire »

Tout le monde est tenté par le développement économique : Cela fait bien sur un programme électoral, cela peut être valorisant pour les personnes, élus et administratif, mais cela peut-être aussi lourd de conséquences, voire catastrophique, pour les entreprises et les contribuables.

Le développement doit s’inscrire dans un projet et une perspective a long terme intégrant un ensemble de paramètres et un ensemble de données, lesquelles à ce jour ne sont jamais évoquées.

Projet d’implantation d’équipements sportifs, d’implantation des services publics, des structures d’accueil, de logements sociaux, plan d’urbanisme, plan de circulation, besoin de stationnements, développement démographique, étude sociologique, projets touristiques, liaison cite- bastide, rénovation urbaine, rénovation des voiries, aménagement du centre ville, projets de piétonisation des voies, tous ces paramètres doivent être mis en cohérence autour de l’ensemble des partenaires décideurs, financeurs, consulaires et, professionnels ;

Aujourd’hui je ne vois que du coup par coup, et pas de mise en cohérence ; je ne vois que des chiffres et pas de fil conducteur, je ne perçois que de l’action spectaculaire et dogmatique.

N’oublions pas les projets de BERRAGNE et de MOREAU, qu’en sera t-il a terme, avec quels partenaires, quelles entreprises, quels impacts sur les centres-ville, quelle pérénité pour les entreprises dans un marché deja tres concurrentiel face à une démographie modérée.

Carcassonne et son agglo ont besoin de modernité, de rattraper un retard certain sur des infrastructures et sur l’organisation de la périphérie de la ville, et compte tenu de la reforme des collectivités qui va largement accroitre le champ et le périmètre de compétence de l’agglo, il faudra faire moins d’électoralisme et plus de développement réfléchi et concerté. C’est un impératif vital. Gérer c’est prévoir, c’est choisir, c’est faire avec ses moyens, c’est surtout ne pas vouloir systématiquement dogmatiser et politiser tout ce qui bouge…