LE REGIME DE RETRAITES

Le seul débat qui vaille, pour l’avenir,concernant les régimes de retraite ,est celui de savoir si les réformes engagées par le gouvernement Fillon, suites aux engagements électoraux de Nicolas SARKOZY, assureront une pérennité au système de retraite spécifiquement français, à savoir le régime par répartition.


De mobilisations en mobilisations, de gesticulations en gesticulations, de non proposition en non proposition, la gauche politique et syndicale de notre pays n’apporte rien au débat. Elle Défend, par calcul politique, une kyrielle d’intérêts particuliers qui ne servira jamais l’intérêt général.

On ne comprend pas d’ailleurs, que ceux qui n’ont jamais rien proposé, pour reformer et pérenniser le système de retraite français soit si virulents, alors qu’ils n’ont jamais eu le courage de prendre une quelconque responsabilité.

Adepte du « y a qu’a ,faut qu’on », on n’a jamais vu dans les rangs de la gauche jaillir spontanément une proposition qui aurait eu pour objectif de jeter les bases d’une réforme intelligente.

Epinglant la gauche, à qui il demande de « s’élever au-dessus des postures et des caricatures », François Fillon s’interroge sur sa crédibilité à porter un projet, la gauche n’ayant jamais tenu, depuis 1993, un seul de ses engagements sur les retraites. « Tout se passe comme si une bonne réforme, pour vous, c’est la précédente. Celle que vous défendez c’est la précédente que vous aviez tant combattue ».

Dans ces conditions faut –il donner crédit et approuver ces manifestations irresponsables et malveillantes, guidées par des considérations idéologiques et dogmatiques.


Mais après tout pourquoi-pas ,car le système fonctionne…On met un million de salariés (quasiment tous fonctionnaires) dans la rue et le gouvernement fait des concessions. De manifestations en manifestations, de concessions en concessions qu’allons nous bâtir ? des mesures guidées par le besoin vital de réformer ,ou des textes construits sur la peur de l’électeur ?

Le système de négociations à la Française, qui souvent se résume à abandonner les intérêts vitaux sous la pression populaire et médiatique, par crainte de perdre les élections, a de quoi nous désespérer!

Nicolas SARKOZY a été élu en 2007 avec 53% des suffrages. En 2007 également une forte majorité de droite a été élue au Parlement.

De plus un sondage IFOP de juin 2010, montre que 79% des français estiment qu’il est urgent de reformer et d’assurer une fois pour toute le mode de financement des regimes de retraite.

Cela suffit à donner au gouvernement Fillon une légitimité pour travailler et ne pas tergiverser au moindre frémissement. A quoi servent alors les élections et les majorités? Il faut relire le contrat social et la théorie de la volonté générale de Jean-Jacques ROUSSEAU.

Ces hésitations ont largement découragé bon nombre de militrants et de sympathisants ump et bon nombre de ceux qui hors UMP ont donné leur suffrage à Nicolas SARKOZY.

Il n’y a d’ailleurs pas que sur le dossier des retraites que cette déception a été ressentie. Sur le dossier sécuritaire et sur d’autres aspects le même phénomène s’est produit.

Pourquoi repousser la retraite à 62 ans, n’était-il pas plus simple de dire il faut 41,5 ou 42 annuités et laisser partir les gens quand ils ont atteint cette limite?

Pourquoi attendre 2017 pour aligner les régimes spéciaux.Il doit y avoir égalité devant la retraite. La seule dérogation doit concerner les personnes qui ont effectué un travail pénible. (Il y a bien longtemps que les cheminots ne manipulent plus la pelle à charbon par exemple)?

Pourquoi attendre 10 ans pour réajuster l’écart de cotisation entre privé et public?

Pourquoi ne pas faire participer les retraités (écart d’un point de cotisation CSG) qui gagnent 1500 Euros et plus de retraite par mois (cela rapporterait un peut plus de 6 milliards d’euros par an)?

Que dire à nos parlementaires si ce n’est qu’ils doivent donner l’exemple sur le sujet.

Enfin la France n’est elle pas trop généreuse, et a –t-elle les moyens de sa générosité ?

Il parait que certains ressortissants étrangers, bénéficiant de la double nationalité sont repartis au pays, leurs retraites étant virées sur des comptes bancaires en France.

Ce sont les enfants, bénéficiant d’une autorisation qui retirent les « pensions » et chose étonnante, ces anciens «retraités», ne sont plus joignables. Ainsi, aujourd’hui, leurs enfants, demain leurs petits enfants pourront se partager cette rente.

Sur ce dossier complexe des retraites, et comme beaucoup de mes concitoyens je suis surprise et déconcertée par la tournure que prennent les évènements et par la façon dont est géré ce problème.

Je réclame simplement courage ,fermeté ,et transparence sur un dossier qui doit être bouclé rapidement, et non bâclé dans l’urgence et dansla crainte de future consultation électorale.

(depuis le 1er juillet 2010 les cram sont devenues carsat)