DE l’IMPOSTURE A LA TRAHISON

On ne peut être jamais blasé en politique, tellement l’homme est surprenant quand il obéit à la Haine, et est victime de ses propres chimères.

Ou sont vos amis me demande sur le blog une correspondante ? à l’UPC ou au RPV

Ou vous situez vous poursuit elle ?

Larrat vous a-t-il envoûté ? s’inquiète-t elle.

J’ai mis un peu de temps pour lui répondre et pris un peu de recul, et je pense avoir bien fait, tant les évènements de ces derniers jours sont significatifs d’une nauséabonde conception de la chose publique.

Voilà qu’après avoir fait semblant de rendre hommage à Raymond CHESA il y a quelques jours à la Cavayère, après avoir réclamé son héritage, et s’être revendiqué fils spirituel de celui qui a tant aimé sa ville et ses habitants, voilà donc qu’aujourd’hui ces mêmes « disciples » viennent d’appeler à voter pour le candidat socialiste.

Leur campagne, comme un long chemin de croix s’est conclue par le baiser de « Judas ».

Comment peuvent-ils espérer que les électeurs fidèles au « Chésaïsme » vont croire à leur sincérité, comment peuvent-ils croire que leurs électeurs, fidèles à la mémoire de Raymond vont accepter d’anéantir ce que lui même avait mis trente ans à construire en rendant en 1983 la liberté à Carcassonne.

Y a t-il une raison avouable a cette compromission?

Allez savoir ce que l’un a promis à l’autre en échange de quelques suffrages, méprisant ainsi les électeurs.

Y a t-il de nobles causes à une trahison?

Faire passer des communiqués de presse pour comparer PEREZ à Antoine GAYRAUD ou à Raymond CHESA est une lamentable justification.

Faire circuler la rumeur d’une chasse aux sorcières contre les employés municipaux qui n’auraient pas soutenu Gérard LARRAT si celui-ci était élu est une tromperie supplémentaire.

Parler en lieu et place et utiliser notre famille pour arriver à ses fins relève d’un malhonnêteté incurable.

Vouloir à ce prix justifier sa défaite est la preuve d’une arrogance maladive

Alors comme je l’ai mainte et mainte fois répétée pendant ma campagne des Législatives, J’ai une autre conception de la politique, et de son exercice.

Cette conception n’est pas faite de prébendes, de compromissions, ou de tripatouillages.

J’ai déclaré que la décision que j’avais prise de rejoindre l’équipe de Gérard LARRAT « ensemble pour une nouvelle étape » n’était fondé que sur la conviction qu’elle représentait la meilleure alternative pour les Carcassonnaises et les Carcassonnais, et qu’elle protègerait la ville d’une gestion clientéliste et partisane.

Gestion pressentie, et confirmée hélas par JC Perez au cours du débat radiodiffusé, et qui a décrit s’il en était besoin, le prototype parfait de la démagogie de gauche, énoncée par un homme qui visiblement ne connaît pas les dossiers. Ceci dit entre parenthèses pour ne pas s’égarer du sujet.

Quand on se présente à une élection il ne s’offre que deux alternatives au candidat.

Soit il est élu, soit il est battu.

S’il est élu, il doit respecter ses engagements, et rester fidèle à ses convictions.

S’il est battu, il est tenu de respecter les personnes qui l’ont aidé, et accepter sa défaite.

De l’imposture à la trahison il n’y avait qu’un pas. Il a été franchi.

Rassurez vous chère blogueuse, j’ai des amis partout, et des ennemis sûrement.

Personne ne m’a envoûté, et si j’agis en politique ce n’est pas pour moi, mais pour la collectivité.

Trop souvent ce sont ceux qui disent le plus vous aimer qui vous trahissent le plus vite. Je saurai m’en souvenir…

« Nos actes ne sont éphémères qu’en apparence. Leurs répercussions se prolongent parfois pendant des siècles. La vie du présent tisse celle de l’avenir »